Livres : Betty Batoul renoue avec ses traditions à travers son nouveau roman « La tradition de Beaufort »
Casablanca – L’écrivaine maroco-belge, Betty Batoul décide de renouer avec sa tradition de littéracoeur et insiste à semer l’espoir, par la publication d’un roman fiction intitulé « La tradition de Beaufort ».
Le roman, dont une édition spéciale Maroc sera disponible en mars prochain, est la première fiction de Betty Batoul, après son premier roman autobiographique un coquelicot en hiver ? Pourquoi pas… qu’elle a signé samedi soir au 18ème Salon international de l’édition et du livre (SIEL) de Casablanca.
L’histoire, sortie tout droit de mon imaginaire, comporte d’étranges similitudes avec la vie que je m’apprêtais à vivre, je ne l’ai pas cru non plus. Et pourtant…, a confié la romancière à la MAP.
Il a fallu attendre 25 ans pour que Betty, la visionnaire, puisse nous inviter à explorer les couloirs sombres et mystérieux de cette tragédie familiale qu’est la tradition de Beaufort mis dans un tiroir à défaut d’éditeur. Aujourd’hui, elle-même en est l’éditrice.
Si l’on m’avait dit, à l’époque, que je serais un jour l’éditrice de ce roman, je ne l’aurais pas cru. Et pourtant, aujourd’hui, j’en ai l’occasion puisque j’ai fondé ma propre maison d’édition, a-t-elle dit, donnant une leçon d’espoir aux jeunes écrivains.
Ce qui n’a pas réussi hier ou maintenant peut réussir demain, a indiqué cette femme au regard perspicace, racontant, avec un ton optimiste, son expérience avec les maisons d’édition.
J’avais 23 ans, des rêves plein la tête, dont celui de devenir écrivain. J’avais entendu un appel à la radio: une maison d’édition française souhaitait lancer de jeunes auteurs en herbe. J’y ai cru et je me suis lancée. En huit mois, mon roman était écrit.
La maison d’édition lui proposait un contrat d’édition à compte d’auteur, une proposition qu’elle dit avoir refusée.
Le roman, écrit à Maredsous en Belgique, décrit l’histoire d’une tradition familiale, celle des « de Beaufort » tout simplement. Rien de plus normal que d’écrire l’histoire d’une famille, estime Betty qui rêvait lorsqu’elle était petite fille, d’avoir une famille.
L’auteur, pour qui la littérature est une porte de libération, trouvait du plaisir à tenir un journal intime, confident de ses nuits blanches et noires et écrivait des poèmes colorés de l’humeur du moment.
Mais, avant le CIEL, il y a le SIEL, a dit Betty qui n’a pas hésité à répondre aux questions de ses lecteurs au salon avec un sourire accueillant et rassurant.
Batoul, qui se veut reconnaissante à son professeur de français pour ses encouragements, vit toujours au rythme de l’espoir et l’espérance, ayant pour credo « le chemin vers le bonheur n’est pas forcément direct mais il existe ».
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