Washington – Le 225è anniversaire de la ratification par le Congrès US du Traité d’amitié maroco-américain, le plus ancien jamais signé par les Etats-Unis avec un pays tiers, a été célébré, mercredi soir à Washington, lors d’une conférence-débat abritée par l’université George Washington et marquée par la participation de plusieurs personnalités du monde politique, diplomatique et académique.
Intervenant à cette occasion, Rashad Hussain, l’envoyé spécial du président Barack Obama auprès de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI), a rappelé que le Maroc a été le premier pays à reconnaitre, au 18è siècle, l’indépendance de la jeune république des Etats-Unis de la couronne britannique, se félicitant à cet égard de la durabilité et de la solidité des relations entre les deux pays depuis cette époque.
Pour sa part, Mary Thompson, l’historienne de Mount Vernon, la résidence historique du président George Washington, a présenté le contexte historique et géopolitique entourant la signature du traité d’amitié maroco-américain, tout en soulignant l’importance que revêtait la conclusion de cet accord pour la jeune république américaine à un moment déterminant de son histoire marqué par son entrée dans le concert des nations, dominé par les puissances européennes de l’époque.
En 1783, la négociation du « Traité de paix et d’amitié » avait ainsi été confiée notamment à John Adams et Thomas Jefferson, en leur qualité de ministres plénipotentiaires à Paris et qui allaient par la suite devenir respectivement 2è et 3è Présidents de la jeune république américaine.
Près de quatre ans plus tard, Adams et Jefferson signèrent la version finale de ce Traité en janvier 1787, avant qu’il ne soit ratifié par le Congrès américain le 18 juillet de la même année, a relaté l’historienne, lors de cette conférence organisée à l’initiative de l’ONG américaine Endowment for Community Leadership.
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