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Découverte d’un nouveau reste humain fossile dans la carrière Thomas 1 à Casablanca

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Thomas1Un nouveau reste humain fossile de première importance, une diaphyse de fémur rapportée à Homo rhodesiensis, a été identifié dans la grotte à Hominidés de la carrière Thomas 1 à Casablanca, apprend-on, mercredi, auprès du programme maroco-français de recherches Préhistoire du grand Casablanca.

L’âge du fossile, d’après les nombreuses datations radiométriques et études géologiques effectuées sur le site, est estimé à plus de 500 mille ans, a précisé à la MAP M. Abderrahim Mouhib, chercheur en préhistoire et conservateur principal des monuments et sites au ministère de la culture. Ce fossile Thomas1 est l’un des très rares fémurs humains découverts sur le continent Africain pour tout le Pléistocène Moyen (de 780. 000 à 125.000 ans avant le présent) et peut être comparé à un autre fossile marocain provenant d’Ain Maarouf (province d’El Hajeb). Ces restes renseignent sur la taille, la robustesse et la locomotion de nos lointains prédécesseurs.

Le spécimen de Casablanca, qui montre aussi que ces hommes pouvaient être la proie des carnivores et des charognards, a été trouvé associé à des outils de pierre taillée caractéristique de la civilisation préhistorique de l’Acheuléen et à de nombreux vestiges animaux de gazelles, antilopes, phacochère, équidés, ours, hyène, singes, rhinocéros, porc-épic, lion, chacal, a ajouté M. Mouhib également directeur marocain du programme, précisant que les carnivores sont les principaux responsables de l’accumulation des restes animaux et humains dans la cavité. Ce niveau avait déjà livré plusieurs restes humains notamment une hémi-mandibule (1969), des restes dentaires (prémolaires et incisives, entre 1994 et 2006), une mandibule complète (2008) et en 2009 un fragment de mandibule d’enfant et quelques autres fragments crâniens qui sont les premiers de cet âge découverts au cours de fouilles scientifiques rigoureuses.

Cette découverte a été faite dans le cadre des fouilles pluriannuelles conduites depuis 1978 par l’Institut National des Sciences de l’Archéologie et du Patrimoine (INSAP-ministère de la Culture) et la mission archéologique française Littoral Maroc au sein du Programme de recherches Préhistoire du Grand Casablanca co-dirigé par Abderrahim MOHIB et Jean-Paul Raynal, directeur de recherches au Centre National de la Recherche Scientifique (Université de Bordeaux I, France).

La carrière Thomas I est un gisement incontournable pour la connaissance des premiers peuplements d’Afrique du Nord-Ouest à un moment clé de l’évolution humaine (Homo vers les hommes anatomiquement modernes) et la communauté scientifique et les responsables doivent se mobiliser pour en assurer la protection définitive, a conclu M. Mohib

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