Economie

Elalamy: Le Maroc dispose d’atouts majeurs qui lui permettent de jouer un rôle d’investisseur en Afrique

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moulay_hafid_elalamyLe Maroc dispose, de par son positionnement géostratégique, son potentiel économique et son niveau de développement, d’atouts majeurs qui lui permettent de jouer un rôle d’investisseur en Afrique, a affirmé, mercredi à Paris, le ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie numérique, Moulay Hafid Elalamy.

« Le Maroc, creuset et carrefour de civilisations, terre de tolérance et d’accueil, dispose de par son positionnement géostratégique, son potentiel économique et son niveau de développement, d’atouts majeurs à même de lui permettre de jouer un rôle d’investisseur en Afrique », a souligné M. Elalamy à l’ouverture du forum « pour un modèle de partenariat économique entre l’Afrique et la France ».

Ce rôle peut également être joué « au moyen d’approches novatrices telles que celles expérimentées par certaines entreprises du Royaume, qui n’envoient pas d’expatriés dans les zones dans lesquelles elles investissent, préférant s’appuyer sur des talents locaux dont elles prennent en charge la formation », a-t-il poursuivi.

Le ministre a relevé que « le Maroc, qui a toujours considéré ses racines africaines et son voisinage européen comme un facteur clé de succès dans le renforcement de ses acquis politiques, économiques, sociaux et culturels, place évidement le contient auquel il appartient au cœur de son action et exprime son attachement aux opportunités additionnelles qu’offrait un approfondissement de notre coopération, à travers la réalisation de projets concrets et mutuellement bénéfiques ».

Cette coopération met à profit ce partenariat d’exception unissant le Maroc et la France et plus largement l’Union européenne, a ajouté M. Elalamy.

Evoquant le partenariat franco-africian, le ministre a indiqué qu’il se fonde sur une communauté de valeurs partagées, soulignant qu’il doit être réinventé et mutuellement bénéfique.

« La France qui a forgé, durant des décennies, une forte proximité économique, politique et culturelle avec l’Afrique, est plus que jamais appelée à constamment réinventer sa relation avec les pays africains, au moment où le continent représente un formidable moteur de croissance pour l’Europe et un espace d’opportunités économiques, qui aspire à l’installation d’un partenariat durable », a-t-il dit.

Pour M. Elalamy, « le moment est venu pour donner au partenariat entre l’Afrique et la France qui partagent une communauté de destin, une nouvelle dynamique qui favorisera la transformation d’une partie de ce continent vers un modèle de développement plus durable et mieux partagé ».

« Ce nouvel horizon, ce partenariat légitime et pérenne, inspiré par la vision d’une coopération d’égal à égal et gagnant-gagnant ne peut être que solidaire et inclusif, loin des stratégies prédatrices déployées par certains dans le monde », a-t-il insisté, relevant que l’implication de la communauté des affaires et plus particulièrement de l’entreprise responsables et solidaire, constitue à la fois un levier déterminant pour le développement, la croissance et l’emploi en Afrique, et un facteur de renforcement de la compétitivité pour le partenaire.

Il a en outre indiqué que nombre de pays africains sont en quête d’investissements structurants, de transfert de technologies et de savoir-faire, à même d’accompagner leur dynamique de développement dans des secteurs et des domaines érigés en locomotives de croissance, tels que les infrastructures, la formation et les secteurs productifs.

Le ministre a, à cet égard, souligné que « la France, partenaire traditionnel des programmes de développement en Afrique pourrait définir et mettre en œuvre conjointement avec les pays africains une véritable stratégie de co-développement et de co-émergence ».

Il a cité, à titre d’exemple, le Maroc et la France qui ont posé les jalons d’une stratégie conjointe, visant à placer la co-localisation industrielle parmi les priorités de leur relation économique, précisant que cette stratégie a pour but de développer les projets de partenariat, de co-investissements et de joint-ventures les plus fructueux, équilibrés et mutuellement avantageux.

« La relation entre l’Afrique et la France unique et exemplaire se doit d’être assez forte et résiliente pour résister à l’épreuve du temps, mais aussi assez souple et innovante pour réagir aux nombreux défis imposés par un monde en constante mutation et aux crises qui se succèdent », a-t-il conclu.

Prennent part à ce forum organisé à l’occasion du Sommet de l’Elysée pour la paix et la sécurité en Afrique, qui se tiendra les 6 et 7 décembre à Paris, 600 participants, chefs d’entreprise, membres de gouvernement africains, représentants d’organisations régionales africaines et dirigeants d’institutions financières.

Initié par le ministère français de l’Economie et des Finances en partenariat avec MEDEF International (patronat français), ce forum est consacré au thème des partenariats économiques, industriels et financiers entre entreprises africaines et françaises.

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