Cinéma

FIFM 2013: « Traitors » porte haut les couleurs du cinéma marocain

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traitor« Traitors », premier long métrage de l’acteur et réalisateur américain résidant à Tanger, Sean Gullette, a brillamment représenté le Maroc, mercredi, en compétition officielle du 13ème Festival international du Film de Marrakech (FIFM).

Encensé par la critique pour sa maîtrise technique et bien accueilli par le public, le film pourrait voler haut le jour de la remise des prix grâce à l’originalité du thème traité.

Le film raconte l’histoire d’une jeune femme, « très forte et très déterminée, qui se trouve confrontée à trois défis : le besoin d’avoir de l’argent pour aider sa famille, le fait qu’elle se trouve obligée à se mêler avec des trafiquants de drogue et sa détermination à aider son compagnon de route », a déclaré à la MAP le réalisateur de l’œuvre, à l’issue de la projection du long-métrage.

Il s’est dit, « très content » de représenter le Maroc avec ce film, de « travailler avec des gens de grand talent et de faire partie du cinéma marocain ». Longuement applaudi par le public, le film dépeint le portrait de Malika, une jeune fille opiniâtre et casse-cou, sur fond de trafic de drogue et d’intrigues, au cœur d’une Tanger hostile.

« C’est un rôle complètement différent, Malika est un personnage très particulier, une fille très forte et sage, qui, pour un besoin d’argent rapide, va se mêler dans le monde du trafic de drogue », a confié à la MAP la jeune actrice, Chaimae Ben Acha qui incarne le personnage de Malika.

Pour sauver sa famille en instance d’expulsion et réaliser ses rêves pour son groupe punk rock féminin, Traitors, Malika, « le leader », se laisse tenter par l’argent facile et accepte de prendre part à une opération de contrebande, accompagnée par Amal (Soufia Issami), compère malmenée par des trafiquants tangérois.

Au fil de l’intrigue, les masques commencent à tomber et l’héroïne de Traitors fonce tête basse vers son destin, munie de son seul instinct de survie et de son âme rebelle.

L’union fait la force et une intimité entre les deux filles va naitre pour trouver une solution à cette situation. Sous un soleil de plomb, la peur de s’égarer et le stress des barrages de contrôle, Malika s’est montrée très forte et déterminée à changer leur destinée en manipulant avec sagesse les gangs, parvenant ainsi à aider Amal à s’enfuir et à s’échapper de l’emprise des trafiquants de drogue.

Les critiques ont salué le suspens qui s’installe notamment vers la fin, donnant au film les allures d’un délicieux thriller tourné presque en temps réel. Autre point fort du film: le casting qui n’a pas trahi l’histoire. Chaimae Ben Acha, Soufia Issami, Nadia Niaza, Driss Roukhe, Mourade Zeguendi et Morjana Alaoui ont été convaincants.

Résultat : un film totalement libéré des contraintes généralement liées aux premières œuvres. La maîtrise technique est bien là, tout comme le scénario ou encore le jeu des acteurs, dont la jeune Soufia Issami, révélée dans le film Sur la Planche de Leila Kilani, projeté en 2011 au Festival international de Cannes, dans le cadre de la quinzaine des réalisateurs.

« Après Cannes, je suis très heureuse d’être ici au festival international de Marrakech », s’est encore réjouie l’actrice Soufia Issami.

Né en 1968 à Boston, le réalisateur Sean Gullette est un producteur américain, acteur, scénariste et réalisateur.

Il a joué dans une vingtaine de films, dont Requiem for a Dream, de Darren Aronofsky, réalisateur talentueux que les cinéphiles marocains ont découvert lors de son passage à une Master Class au Festival de Marrakech en 2012.

Après de nombreux courts-métrage, Gullette se décide à réaliser son premier long-métrage qui vient de prendre part à Venice Days de la 70ème Mostra de Venise. Sean Gullette est fondateur de 212, association à but non lucratif qui soutient des projets culturels et sociaux à Tanger

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