Politique

Aboudrare: Le Maroc garde la même note dans l’Indice de perception de la corruption et « on ne peut pas parler de recul »

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Le-president-de-lICPC-Abdeslam-AboudrarLe Maroc a gardé la même note dans l’indice de perception de la corruption (IPC) pour l’année 2013 avec un score de 37 sur 100, soit le même que celui de l’année dernière, a affirmé le président de l’Instance Centrale de Prévention de la Corruption (ICPC), Abdeslam Aboudrare, soulignant qu’ »on ne peut pas parler dans ce cas de recul ». Au sujet des indicateurs mondiaux traitant de la corruption au Maroc, M. Aboudrare a indiqué qu’ils ne diffèrent pas « des conclusions auxquelles nous sommes parvenus dans le rapport de l’Instance au titre des années 2010-2011 », notant que « la problématique réside dans le fait que cette réalité semble être différente au regard des efforts déployés par le Maroc depuis près de 15 ans ». Dans un entretien accordé à la MAP, le président de l’ICPC a indiqué que « lorsqu’on parle de convergence des indicateurs, ceci est bien en fait puisque les indicateurs se complètent pour donner une image proche de la réalité vécue par les gens ».

Pour l’Instance Centrale de Prévention de la Corruption, ces indices sont « approximatifs », a-t-il dit, soulignant qu’ils restent toutefois indispensables pour tout travail de diagnostic du phénomène. L’indice de perception de la corruption reflète plutôt les impressions des gens vis-à-vis du phénomène que sa dimension effective, a-t-il relevé.

En réponse à une question sur les étapes principales dans la politique de lutte contre la corruption au Maroc, M. Aboudrare a rappelé le lancement au cours de la dernière décennie d’une série d’initiatives, dont la signature de la convention des Nations Unies pour la lutte contre la corruption, l’amendement de certaines dispositions du Code pénal ayant trait à la répression de ce fléau, outre le renforcement du cadre institutionnel de lutte et de prévention à travers la création d’institutions et d’instances, dont l’ICPC.

Après avoir souligné que les résultats demeurent toutefois en-deçà des aspirations des composantes de la société, M. Aboudrare a soutenu que la lutte contre la corruption au Maroc a besoin de traduire dans les faits la volonté politique exprimée officiellement à travers l’adoption d’une stratégie nationale assortie d’objectifs, de moyens et de mécanismes d’exécution, de suivi et d’évaluation, ainsi que la mise en oeuvre des dispositions constitutionnelles ayant trait à la bonne gouvernance et à lutte contre la corruption. Selon le président de l’ICPC, le débat sociétal autour de la corruption, ainsi que les dispositions de la constitution de 2011, notamment dans son volet lié à la bonne gouvernance, est de nature à contribuer davantage à l’accélération du rythme des réformes.

Ce débat, a-t-il rappelé, a abouti à la mise en place d’une loi sur protection des témoins, des dénonciateurs et des victimes dans les affaires de corruption et de la loi sur la déclaration du patrimoine, en plus du durcissement de certaines peines, outre l’examen de questions liées aux conflits des intérêts, à l’accès à l’information et à la réforme de la justice

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