Economie

Le FMI table sur une croissance au Maroc d’environ 4 pc et un déficit budgétaire de 4,9 pc en 2014

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fmiLe Fonds monétaire international (FMI) table sur une croissance au Maroc d’environ 4 pc et un déficit budgétaire de 4,9 pc en 2014, sur la base d’une accélération de la croissance du secteur non agricole et d’une récolte moyenne de 70 millions de quintaux, a annoncé, jeudi à Rabat, le chef de la mission du FMI au Maroc, Jean François Dauphin.

« L’objectif de 4,9 pc du déficit budgétaire est approprié, à condition de réduire les exonérations fiscales agricoles et les charges de compensation, préserver la viabilité des finances publiques et moderniser le cadre budgétaire, à travers la mise en place de la Loi organique des finances », a estimé M. Dauphin qui conduisait une délégation du FMI.

Le FMI recommande au Maroc de poursuivre les réformes engagées, équilibrer les comptes extérieurs, assurer une croissance forte génératrice d’emplois et développer la protection sociale.

Pour l’année 2013, les performances économiques se sont améliorées après les difficultés rencontrées en 2012, malgré la conjoncture économique internationale difficile, a précisé M. Dauphin .

Ainsi, le Maroc enregistrera une croissance d’environ 5 pc en 2013, grâce à la récolte céréalière abondante, dans un contexte d’inflation modérée. Pour sa part, le déficit budgétaire devrait se réduire légèrement grâce aux mesures prises au niveau des dépenses et des recettes, alors que les réserves de change devraient se situer à 4 mois, soutenues par une bonne tenue des investissements directs étrangers (IDE).

« L’amélioration du compte courant est le fruit des conditions extérieures meilleures, la baisse des prix des matières premières sur les marchés mondiaux, une récolte céréalière abondante et des efforts du gouvernement pour réduire le déficit public », a expliqué M. Dauphin.

Le régime de change actuel a permis de maintenir la stabilité des prix, a relevé M. Dauphin, notant que le FMI recommande au Maroc d’opter pour un régime de change plus flexible, afin de permettre à l’économie de mieux amortir les chocs et être plus compétitive.

M. Dauphin a mis en relief la politique monétaire de supervision financière saine poursuivie par Bank Al Maghrib, qui permet de maintenir la santé du système financier.

En visite au Maroc du 5 au 19 décembre, une délégation du FMI s’est entretenue avec les autorités publiques, le secteur privé et la société civile.

Les entretiens ont porté sur la politique publique, la ligne de crédit de précaution et de liquidité, les performances économiques réalisées en 2013 et les perspectives de 2014.

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