Economie

300 millions USD pour soutenir la croissance verte au Maroc

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eolienneLa Banque mondiale (BM) a approuvé jeudi l’octroi d’un prêt de 300 millions de dollars en faveur du Maroc afin de soutenir la croissance verte dans le Royaume

Ce prêt à l’appui des politiques de développement est le premier d’une série de deux opérations qui favoriseront la diversification des sources de revenus dans les zones rurales, amélioreront la gestion des ressources naturelles et encourageront le passage à une croissance à faible intensité de carbone, indique un communiqué de la Banque mondiale.

« Le Maroc a fait du programme vert l’une des grandes priorités des actions de développement qu’il mène dans le but d’établir une économie résiliente et solide, source d’opportunités pour les populations vulnérables », a souligné, à cette occasion, Simon Gray, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Maghreb, expliquant que ce programme favorisera « l’adoption de pratiques agricoles durables et le développement de nouveaux secteurs comme l’écotourisme et l’aquaculture, qui offrent la possibilité de créer des postes d’emploi et de diversifier les sources de revenus dans les zones rurales ».

La BM indique dans ce sens que le Maroc « est parvenu dans une certaine mesure à abaisser les niveaux de pauvreté absolue », notant toutefois qu’il est « nécessaire d’avoir des opportunités d’emplois dans les secteurs comme l’agriculture et la pêche, qui sont à l’origine d’environ 20 pc du PIB ( ) pour atténuer les pressions sur les actifs naturels, créer des emplois et contribuer à la diversification des sources de revenus ».

Le programme améliorera également la gestion du patrimoine côtier et marin pour atténuer les pressions sur les côtes marocaines et permettra notamment de réguler les prélèvements d’eau souterraine et d’améliorer la Loi sur l’eau actuelle. Le Maroc s’est fixé un ambitieux objectif, qui consiste à porter à 42 pc la puissance installée générée par des énergies renouvelables à l’horizon 2020, et il a récemment commencé à réduire les subventions à l’énergie, poursuit la Banque mondiale dans ce communiqué.

Elle indique, en outre, que le Royaume a fait de la viabilité des stocks de poissons l’un des principes fondamentaux de sa stratégie pour la pêche, Halieutis, et placé le patrimoine naturel comme actif stratégique pour le secteur du tourisme, notamment dans les régions rurales et côtières. Le programme appuie également une série de mesures visant à réduire les niveaux de pollution dans le pays, la dépendance par rapport aux combustibles fossiles et l’enveloppe totale affectée aux subventions à l’énergie.

Toutes les mesures prises dans le cadre de la politique de croissance verte sont fondées, non seulement sur leurs aspects environnementaux, mais aussi sur l’impact social et économique qu’elles auront sur la population, en particulier dans les zones rurales qui sont fondamentalement tributaires du patrimoine naturel.

Selon la Banque mondiale, le projet abordera cette dimension en appuyant des secteurs novateurs comme l’écotourisme et l’aquaculture, contribuant ainsi à créer des emplois pour les populations notamment dans des zones rurales. « Il est nécessaire de procéder à des arbitrages pour assurer la viabilité de l’environnement, mais le Maroc affiche souvent une vision à long terme », a estimé, de son côté, Andrea Liverani, Chef de l’équipe de la Banque mondiale.

« Le passage à une croissance verte est le fruit d’un programme stratégique conçu dans le pays », a-t-elle souligné, relevant que la série des prêts à l’appui de la politique de développement soutient les priorités et complète l’appui global fourni par la BM dans des domaines comme l’énergie, l’eau et l’agriculture ».

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