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Un plan d’urgence pour améliorer le quotidien des Casablancais

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casablancaLa transformation de Casablanca en hub régional des métiers de finance doivent être obligatoirement corrélées d’une mise à niveau globale basée sur une urbanité multidimensionnelle

La dynamique, qui fait vibrer la métropole où les chantiers ouverts pour réussir le lifting d’une ville bouillonnante, n’est malheureusement pas accompagnée de cette gestion locale à même d’assurer la régularité entre infrastructures et services de base aux normes mondiales, de combiner les objectifs d’intégration sociale et de croissance partagée.

Depuis le discours de SM le Roi Mohammed VI à l’occasion de l’ouverture de la session parlementaire d’automne, qui a diagnostiqué le mal de déficit de gouvernance dont pâtit la ville, c’est au pas de charge que les élus ont mis un terme à deux années sabbatiques, à cette gouvernance végétant en léthargie.

C’est un discours salvateur qui a interpellé tous les acteurs pour se repencher sur cette gouvernance laissant à désirer au grand dam des casablancais qui, en se déplaçant d’une zone à une autre, subissent les disparités criardes en terme de « discriminations urbanistiques et de services de base rendus ». Après moult reports, ils ont finalement enterré la hache de guerre pour se livrer à leurs missions de gestionnaires de la chose communale, de trouver les réponses aux problématiques posées. Un constat que le maire Mohamed Sajid ne cache pas.

« Les nombreux développements de la ville n’ont pas été accompagnés d’investissements et équipements adéquats ». En manque d’actions de proximité, tout est désormais urgence dans l’ordre des priorités, des priorités « sacrifiées » par les querelles et « dérives » politiciennes entre composantes du Conseil de la ville pour ne déboucher que sur un véritable fiasco. Le branle-bas de combat est enclenché pour la mise à niveau globale de la métropole et un « plan d’urgence » a été concocté pour « pallier aux dysfonctionnements existants au niveau des équipements et infrastructures ».

Plus droit aux atermoiements et luttes interminables sur le partage des postes et commissions par des élus prenant « en otage » les services et qui, au lieu de maitriser les évolutions de la ville, ne font qu’engouffrer les casablancais, un peu plus chaque jour, dans les abîmes des inégalités entre quartiers de la même cité.

Les acteurs de la région, qui travaillent dorénavant à l’unisson, ont priorisé les attentes des citoyens en décidant d’un plan à moyen terme, convenu en concertation entre autorités locales et élues, pour améliorer, dans les meilleurs délais, les servies de base rendus aux habitants, selon le maire de la « grande ville aux gros problèmes ».

Ce plan reprend des chantiers lancés depuis plus d’une année (transport collectif, éclairage public, voirie, résorption des bidonvilles, dépollution du Grand Casablanca, collecteur Casa-Est) ou encore les futurs projets tels le super collecteur Ouest pour évacuer les crues de l’Oued Bouskoura vers l’Océan (855 MDH), la rocade sud-ouest et la réhabilitation de la décharge de Médiouna.

Autant de projets qui complètent « la vision stratégique déjà initiée » et destinés à considérablement modifier la physionomie et la qualité de vie qu’offre la ville, confie M. Sajid.

L’accès aux infrastructures de base, prioritaire dans ce plan, s’est vu doté de 560 MDH, dont 250 MDH pour l’amélioration du raccordement au système d’assainissement, 138 MDH pour l’éclairage public, 119 MDH pour les nouvelles opérations de raccordement en eau et en électricité et d’accès aux services d’assainissement de douars périphériques, 34 MDH pour le renforcement du réseau d’assainissement pluvial et 19 MDH à l’individualisation des branchements en eau potable et électriques.

Pour remédier aux problématiques de financement, explique le maire, le Conseil va renforcer le concept des Sociétés de développement local (SDL), nouvelle forme de gouvernance « qui a démontré ses performances » avec Casa Transport (mobilité urbaine), Casa Aménagement (chantiers d’infrastructures) et Idmaj Sakane (résorption bidonvilles), en leur confiant la gestion des secteurs de la circulation, roulage, signalétique, espaces verts, zones d’activité, gestion des fonds de travaux alloués à la Lydec, contrôle et suivi des délégataires, gestion des marchés de gros, halles de grains, de poissons et des abattoirs, préservation du patrimoine culturel local ainsi que la rénovation des tissus urbains en dégradation.

Dans l’optique de faire contribuer un large éventail d’acteurs locaux à la dynamique de la Région, un Think tank élargi, structuré en huit groupes, a été aussi mis en place afin d’apporter des réflexions et des idées devant aboutir à une réelle stratégie de développement intégré pour répondre aux différents défis et exigences de la métropole.

Les groupes seront constitués de différentes catégories d’âge et de profils divers réunissant intellectuels, opérateurs économiques, professeurs, acteurs, sportifs afin d’assurer pluralité et pluridisciplinarité.

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