Economie

La Chambre des représentants adopte le Projet de Loi de Finances

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La-Chambre-des-representantsLa Chambre des représentants a adopté en deuxième lecture, mercredi lors d’une séance plénière, le Projet de Loi de Finances 2014.

Le PLF 2104 a été adopté à la majorité des voix par 186 voix pour et 59 contre.

La Chambre des conseillers avait rejeté, jeudi dernier en séance en plénière, le projet de loi de finances 2014, à la majorité des voix (87 voix contre 33), ce qui a nécessité de le soumettre à l’apprécitaion de la Chambre des représentants pour une deuxième lecture.

Le ministre de l’économie et des finances, M. Mohamed Boussaid, a souligné, dans une déclaration à la MAP, à l’issue de ce vote qu’il était nécessaire de prendre en considération la conjoncture politique, économique et financière particulière dans laquelle a été élaboré le PLF 2014, ajoutant que « ledit projet a été enrichi lors des débats au sein des deux chambres du parlement, par de nouveaux et importants amendements qui sont de nature à préserver les équilibres financiers, à favoriser l’ouverture de nouveaux horizons pour l’économie nationale et à contribuer au renforcement des institutions » .

Ces amendements qu’il a qualifiés de »très importants » tendent notamment à renforcer l’entreprise et à augmenter les ressources du Fonds de cohésion sociale. Le principal amendement qui a suscité des débats houleux concerne notamment l’amnistie sur les avoirs et biens détenus illégalement à l’étranger, a soutenu le ministre.

L’argentier du Royaume a, par ailleurs, indiqué que le rejet par la Chambre des Conseillers du PLF 2014 est en soi « un exercice démocratique dans le cadre de la nouvelle constitution du Royaume », soulignant que le gouvernement a défendu son projet de loi de Finances 2014, dans un esprit empreint de respect et d’estime pour les deux chambres. « Cet exercice démocratique est un gain important dans le cadre du respect des positions de chaque institution vis-à-vis du projet de loi de Finances que le gouvernement et le parlement s’attèleront à mettre en oeuvre », a soutenu le ministre.

Les groupes de l’opposition ont estimé, pour leur part, que le PLF 2014 ne répond pas, en dépit des amendements apportés, aux revendications sociales et économiques dictées par la conjoncture actuelle, qualifiant de « fragiles » les prévisions du gouvernement.

Ils ont appelé le gouvernement à accélérer les réformes économiques stratégiques et à faire preuve d’audace dans l’ouverture d’un dialogue responsable et sérieux sur nombre de propositions apportées par l’oppostion en vue de combler les lacunes relevées dans le PLF 2014.

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