Politique

Le navire « Rasd » prend l’eau de toutes parts

smara_tindouf

smara_tindoufTel un château de cartes, les illusions des dirigeants de la  »Rasd », cette pure invention d’une époque révolue, s’écroulent l’une après l’autre, annonçant le crépuscule d’une grotesque supercherie dont les fomenteurs peinent désormais à convaincre de son bien-fondé.

Abandonnée presque par tous, sauf par ceux qui en ont fait leur cheval de Troie ou leur fonds de commerce, l’entité fantoche, qui s’empêtre de plus en plus dans un discours passéiste détaché de la réalité, se trouve submergée par de nouvelles données géopolitiques, somme toute corollaires des mutations de pensée profondes ayant bousculé les fondations qui ont présidé à sa création.

Pas encore remis des témoignages accablants attestant de la présence d’éléments intégristes dans leurs camps sur le sol algérien, devenus une pépinière pour les groupes terroristes dans le Sahel, les chefs aux abois de la pseudo-rasd viennent de vivre une première quinzaine de 2014 cauchemardesque en voyant la liste des pays leur retirant la reconnaissance s’allonger de plus en plus.

Coup sur coup, le Paraguay, un Etat d’Amérique du Sud, et la République de Maurice, un pays africain, ont annoncé leur retrait de reconnaissance à la Rasd, un corps étranger que certains veulent greffer telle une gangrène dans le coeur de la région sahélo-saharienne, alors qu’une avalanche de rapports sérieux et crédibles s’accordent à démontrer que l’entité envisagée ne répond à aucune des conditions d’un Etat viable.

Les décisions de ces deux pays appartenant à deux aires géographiques différentes renseignent, à la fois, sur l’effritement du crédit de la thèse des séparatistes et sur la remise à plat des postulats ayant permis le fleurissement d’une vision tronquée du conflit du Sahara qu’une communication maléfique, fortement soutenue par les pétrodollars, a réussi à présenter comme l’histoire d’un peuple oppressé par ses occupants. Mais, comme dit l’adage, la corde du mensonge est courte. Les tenants de ce subterfuge ne parviennent plus à cacher tout une forêt dense par une seule branche.

Les deux pays rejoignent ainsi le concert des Nations ayant choisi de faire prévaloir le bon sens politique, après des années de miroitement de slogans hypocrites sur un indépendantisme aux ordres, de faire triompher la légalité, au lieu de cautionner la destruction des entités nationales, ainsi que de contribuer à faire entendre la voix de la raison dans une région considérée, à juste titre, comme une poudrière pouvant constituer une menace à la sécurité dans le monde.

Il est prouvé que les mouvements terroristes ne prospèrent que dans les foyers de tension, là où l’autorité de l’Etat est absente. Un micro-Etat dans le Sahara, qui n’a aucune chance de viabilité, participe de cette logique, aux yeux de tous ceux n’ayant pas tombé sous le charme des sirènes de la démagogie et qui ont compris, même tardivement, que le Maroc était dans son droit dès le départ. Que c’est un pays qui n’a jamais renié son enracinement africain, qui sait se montrer loyal dans ses relations internationales, que sa patience n’est pas signe de faiblesse mais celle de quelqu’un qui croit en la force du droit.

Le message envoyé par l’acte souverain du Paraguay, de la République de Maurice et de plusieurs pays avant eux, en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie, est d’autant plus éloquent dans la mesure où il conforte le cap emprunté par la diplomatique marocaine, au cours de ces dernières années.

A la stratégie propagandiste des séparatistes et de leurs relais, le Maroc y a opposé un discours de sincérité basé sur des réalités historiques immuables, une argumentation solide construite autour de faits juridiques irréfutables et une approche institutionnelle rejoignant le voeu de la communauté internationale de voir émerger une solution politique définitive à la question du Sahara.

Aux incessants appels donquichottesques de retour aux armes lancés par les dirigeants désarçonnés de la pseudo-rasd, le Maroc y a riposté par un projet d’autonomie que le Royaume présente comme un type moderne d’autodétermination, dans le cadre de la souveraineté nationale.

C’est justement là la différence entre une partie qui croit en la justesse sempiternelle de sa cause et se conforme volontairement à la légalité, et une autre qui a perdu tout contact avec la réalité pour pouvoir comprendre que les temps ont changé, se mettant sciemment au service de desseins contraires aux intérêts de ceux-là mêmes qu’elle prétend défendre.

Le train du gel ou de retrait des reconnaissances de la fantomatique république sahraouie étant parti de bon pied en ce début d’année, il ne reste plus à la diplomatie marocaine, qu’elle soit officielle, parlementaire ou populaire, qu’à continuer sur cette lancée pour engranger de nouveaux acquis de nature à porter le coup de grâce au projet séparatiste.

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