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Syrie: ouverture de Genève II avec la participation du Maroc

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syrieLa conférence de paix sur la Syrie Genève II a ouvert ses travaux, mercredi à Montreux, en présence de représentants du régime syrien et de l’opposition.

Le Maroc est représenté à cette conférence internationale par une délégation conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Salaheddine Mezouar.

Y prennent part le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi, les chefs de la diplomatie des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité et d’une quarantaine d’autres Etats du monde, y compris ceux voisins de la Syrie.

Ouvrant les travaux, M. Ban a d’emblée affirmé que « c’est aux Syriens eux-mêmes qu’il revient d’œuvrer ensemble pour sauver leur pays », appelant toutes les parties à saisir l’opportunité de ce rendez-vous international pour asseoir les fondements d’un avenir meilleur pour la Syrie.

A la veille de la conférence, les Nations unies ont mis en évidence « l’utilité d’une large présence pour montrer la solidarité internationale avec la Syrie et pour soutenir le gouvernement et l’opposition syrienne » dans la recherche d’une solution politique.

L’organisation internationale a toutefois exclu l’Iran de la conférence en invoquant le refus persistant de Téhéran de « soutenir un gouvernement de transition en Syrie », condition préalable posée par la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis.

De sources diplomatiques, on indique que le rendez-vous ministériel de Montreux lance officiellement de longues négociations, mais de façon plus discrète à Genève sous les auspices du médiateur international pour la Syrie, Lakhdar Brahimi et des puissances influentes.

« A défaut d’une vision commune, l’on devrait se concentrer sur nombre de mesures symboliques comme l’échange de prisonniers et la mise en place de cessez-le-feu partiels », selon les mêmes sources.

Lancée à l’initiative des Etats-Unis et de la Russie, cette conférence maintes fois reportée sur fond de profonds désaccords entre les parties au conflit se fixe pour priorité de mettre la Syrie sur le chemin de la paix et d’une transition démocratique associant l’ensemble des parties concernées.

Genève II a pour fondement l’accord baptisé du même nom, conclu le 30 juin 2012, lequel préconise la création d’une autorité de transition qui engagerait un processus constitutionnel couronné par des élections, afin qu’il y ait un véritable changement de régime avec un transfert complet des pouvoirs.

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