Politique

Un rapport présenté à Washington appelle au démantèlement des milices du polisario

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washingthon-presentation-d-un-rapport-suppression-des-milishes-du-polisarioUn rapport du Centre international des études sur le terrorisme (ICTS), relevant du think tank américain “Potomac Institute for Policy Studies”, présenté vendredi à Washington, appelle au démantèlement des milices du polisario et à la libération des populations séquestrées dans les camps de Tindouf, devenus un “terrain fertile” pour les recruteurs d’Al-Qaida et les trafiquants de tous bords.

Pour le directeur dudit Centre, Yonah Alexander, qui a présenté ce rapport lors d’une conférence au “National Press Club” de Washington, il est plus que jamais nécessaire pour la communauté internationale de procéder à “un recensement des populations des camps de Tindouf”, estimant que ces camps représentent une “menace pour la sécurité régionale en étant un terrain fertile de recrutement pour les terroristes et les trafiquants”.

L’étude, qui fait l’état des lieux de la menace terroriste en Afrique du Nord et au Sahel au cours de l’année 2013, relève ainsi qu’Al-Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) et d’autres groupes extrémistes régionaux cherchent à “exploiter la situation dans les camps contrôlés par le polisario en y menant d’intenses activités de recrutement”.

Et de souligner, à cet égard, l’urgence d’agir face à cette “menace grandissante de radicalisation” dans les camps de Tindouf, comme en témoigne les conclusions du rapport présenté en avril dernier par le Secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki-Moon, qui a qualifié ces camps de véritable “bombe à retardement”.

Le rapport du ICTS fait également ressortir le fait que parmi les militants terroristes et extrémistes qui avaient pris le contrôle du septentrion malien en 2012 figurent des éléments du polisario recrutés localement dans les camps de Tindouf par les groupes terroristes sévissant dans la région, y compris AQMI, le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’ouest (MUJA) et Ansar Dine.

Cette étude, qui recense également le nombre d’attentats et attaques terroristes perpétrés au cours de 2013 au Maghreb et au Sahel, relève que l’année écoulée aura enregistré un chiffre record d’actes terroristes par rapport aux douze dernières années, avec 230 incidents recensés en 2013, soit une augmentation alarmante de 60 pc par rapport à 2012.

Yonah Alexander appelle, par conséquent, la communauté internationale dans ce rapport à oeuvrer en vue d’aboutir à des solutions diplomatiques aux différents conflits que connait la région, en particulier celui du Sahara, dont la persistance continue de “nuire à la fois à la sécurité et à la coopération économique au Maghreb et au Sahel”.

Il recommande aussi d’investir dans le développement humain et économique afin de renforcer la sécurité au niveau local et régional, citant à cet égard l’intérêt de promouvoir le commerce régional et l’investissement notamment à travers l’élargissement des dispositions de l’Accord de libre échange entre le Maroc et les Etats-Unis pour inclure les biens et produits émanant de l’Afrique du Nord, de l’Ouest et Centrale.

Cette conférence a été marquée par la participation d’un panel d’experts sécuritaires de renommée internationale, ainsi que de l’ambassadeur du Maroc aux Etats-Unis, Rachad Bouhlal, de l’ambassadeur d’Egypte à Washington, Mohamed Tawfik, et de l’ancien ambassadeur du Mali, Al Maamoun Baba Lamine Keita.

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