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Le Maroc reçoit une frégate multi-missions, la plus moderne d’Afrique

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fregate1 La première base navale marocaine sur la façade méditerranéenne, située à Ksar Sghir , opérationnelle en juillet 2014, servira de port d’attache à la frégate multi-missions FREMM Mohammed VI, que la Marine royale marocaine a officiellement reçu, jeudi à Brest (nord-ouest de la France).

Du constructeur naval français DCNS, ce navire de guerre, qui aurait nécessité un investissement d’environ 500 millions d’euros, assure une série de missions de combats anti-aériens, notamment la lutte sous-marine et de combat de surface avec des capacités d’attaques et de bombardements redoutables, selon des sources locales.

D’une longueur de 142 mètres et une largeur de 20 mètres, ce bâtiment a une capacité d’autonomie de 6.000 nautiques à 15 nœuds, une vitesse maximale de 27 nœuds, et peut déplacer jusqu’à 6.000 tonnes. Il peut embarquer jusqu’à seize missiles surface-air Aster 15, huit missiles antinavire Exocet MM40. Il est également équipé d’une tourelle de 76 mm, de diverses pièces d’artillerie légères ainsi que d’un hélicoptère embarqué. La frégate multi-missions Mohammed VI, qui compte parmi les navires les plus avancés technologiquement et les plus compétitifs du marché, se distingue notamment par son équipage réduit (108), sa capacité de logement (145 hommes et femmes) et bénéficie des mêmes innovations technologiques et industrielles que celles destinées à la Marine n française.

Avec ce navire de type FREMM (Frégate Européenne Multi-Missions), commandé en août 2008, le Maroc dispose de l’unité la plus moderne d’Afrique. La Marine royale marocaine est le premier client export du programme naval des Fremm, le plus grand en Europe.

La frégate Mohammed VI compose des mêmes équipements que la frégate « L’Aquitaine » de la marine française, à savoir les systèmes anti sous-marins, un radar multifonctions Herakles, un système de gestion de combat Setis, un système de surveillance Artemis, Sonars UMS 4110 et Captas-4, un système de direction électro-optique, un système de lancement NGDS et un système anti-torpille Contralto-V.

Début novembre dernier, les médias espagnols s’inquiétaient des capacités de ce nouveau navire, qui va permettre au Maroc de récupérer une partie de son poids géostratégique dans le détroit de Gibraltar. Au début du mois également, une trentaine de militaires marocains avaient été formés par des techniciens du chantier naval de la DCNS. Des formations plus poussées, comme l’utilisation des systèmes de guerre des navires, se sont également déroulées durant ce mois.

A noter que la base navale marocaine de Ksar Sghir accueillera aussi les autres bâtiments de la Marine royale chargés de la protection de la côte Nord. Les plus grands bâtiments de surface de la Marine Royale peuvent accoster dans ce port militaire, dont le môle principal s’étale sur 1208 mètres, avec des profondeurs de quai de dix mètres.

Le port militaire à cheval entre l’Atlantque, la Méditerranée et le détroit de Gibraltar, a nécessité 1,7 milliard de dirhams, financé par les Etats-Unis et réalisé avec l’expertise française. L’infrastructure construite sur une superficie de plus de 4 hectares, abritera en plus des quais, des casernements et des logements destinés à « l’hébergement du personnel de la base navale et du Secteur maritime Nord, dans une cité marine intégrée avec les équipements socio-éducatifs nécessaires », rapporte le quotidien marocain francophone « L’Economiste ».

Cette base accueille également les trois corvettes de classe Sigma dont le Maroc a pris livraison l’an dernier auprès des chantiers néerlandais Damen.

avec agences

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