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Enseignement: Massar, le système d’une « meilleure gouvernance »

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baccalaureat« Massar » est un système informatique qui ambitionne l’intégration des technologies de la communication dans le système éducatif et le renforcement de la gouvernance du système scolaire

C’est ce qu’a indiqué le ministre de l’Education nationale et de la Formation professionnelle, Rachid Belmokhtar.

« Massar est un projet national intégré qui a pour objectif de placer l’établissement scolaire au centre des préoccupations du secteur de l’enseignement scolaire et de renforcer le rôle de la gouvernance dans le système éducatif, en fournissant une base de données nationale et complète permettant le suivi individuel du parcours scolaire des élèves, l’accompagnement de leurs apprentissages et la conservation des notes des contrôles continus », a expliqué le ministre dans une interview accordé à la MAP.

Et d’ajouter que les composantes du programme « Massar » ont été élaborées dans le cadre d’une approche participative, affirmant que le ministère l’avait expérimenté avant de le généraliser tout en veillant à faciliter son intégration pour englober les programmes informatiques passés et actuels. L’objectif escompté, a-t-il expliqué, est de favoriser l’ouverture du ministère sur le monde de la technologie et de la connaissance numérique, tout en contribuant à l’amélioration du rendement de l’élève et de son apprentissage.

Les protestations des élèves qui ont accompagné la mise en œuvre de ce programme informatique sont restées en effet limitées et incompréhensibles, a fait constater M. Belmokhtar, arguant que ce qui a été dit aux élèves par rapport à certains aspects de l’application dudit programme est « dénué de fondement, surtout que le système d’évaluation des élèves restera inchangé ».

Rappelant que la mise en application de ce logiciel, qui a été conçu dans sa globalité par des cadres et des techniciens de son département, est en phase avec les avancées que connaissent les systèmes de communication numérique, le ministre a souligné que la modernisation des mécanismes de gestion du système rend nécessaire l’accompagnement des évolutions mondiales en ce qui concerne le travail dans un milieu écologique propre prenant en considération les conditions de préservation de l’environnement et dépassant les aspects négatifs résultant du recours au contenu numérique.

M. Blmokhtar a expliqué à cet égard que Massar vise la maîtrise des opérations liées à la rentrée scolaire en assurant le bon déroulement des opérations d’inscription et de réinscription, de mobilité individuelle et collective des élèves et d’orientation, outre le renforcement des différents aspects de l’évaluation éducative.

Ledit programme ambitionne aussi la gestion des ressources humaines, du temps scolaire et des données relatives à chaque élève à travers des outils informatiques performants.

Il vise également à accompagner la vie scolaire à travers le suivi individuel du rendement des élèves, à renforcer la vigilance éducative, à dynamiser le soutien scolaire et à améliorer les performances du sport scolaire, a encore ajouté le ministre, tout en affirmant que ce programme n’est qu’à son début et que son département est parfaitement conscient des complexités et des difficultés qui y sont liées.

Selon un document du département de l’Education nationale, il a été procédé, dans la cadre de la mise en place de ce nouveau système, à la généralisation de sa première phase ayant consisté en la gestion de la rentrée scolaire depuis juin 2013, ce qui a permis à plus 10.000 directeurs et directrices des établissements scolaires de disposer des données concernant les élèves et de gérer les opérations de leur inscription et de leur réinscription, les mobilités individuelles ou collectives, et les opération d’orientation et de gestion de la structure éducative.

Depuis le lancement de la rentrée scolaire 2013-2014, il a été procédé à la mise à jour de la base de données nationale, précise la même source, faisant savoir que les informations actualisées concernent 6.512.192 élèves, soit un taux de réalisation de 100,1 pc des prévisions de la carte scolaire.

Ce résultat est le fruit des opérations de formation et d’accompagnement menées lors de la première phase de Massar, ainsi que de la mise en place des équipements et des ressources humaines requis au niveau central et dans les établissements scolaires, poursuit le document, notant que la deuxième phase, axée sur la gestion de toutes les données relatives à l’évaluation des élèves depuis novembre 2013, est en cours d’exécution.

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