Cinéma

FNF: les rapports familiaux sous la loupe de « Rock the casbah »

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rock-the-casbahDans « Rock the casbah », Laïla Marrakchi pointe sa loupe sur différents maux sociaux à travers l’histoire d’une famille aisée de Tanger, confrontée à ses anciens démons.

Dans le deuxième long-métrage de sa carrière, « Rock the casbah », projeté samedi dans le cadre de la compétition officielle du long-métrage de la 15ème édition du Festival national du film de Tanger (FNF), Laïla Marrakchi pointe sa loupe sur différents maux sociaux à travers l’histoire d’une famille aisée de Tanger, confrontée à ses anciens démons.

Suite au décès du père (interprété par Omar Cherif), la famille se réunit pour trois jours de funérailles, une période courte mais suffisante pour que surgissent à la surface des différends et des différences et se révèlent au grand jour des cachoteries qui menacent une cohésion familiale fragile. Entre chamailleries des trois sœurs, qui ont des visions différentes de la vie, l’hostilité mystérieuse de l’épouse à l’égard de Sfia, une bonne qui a passé près de 30 ans au service de la famille et l’oncle qui convoitait sa part de l’héritage, se croisaient petit à petit les fils d’un énorme secret qui allait bouleverser toute la famille.

Ce secret tourne autour de Laïla, une quatrième sœur qui s’était suicidée suite au refus par ses parents de son mariage avec Zakaria, fils de Sfia. Un drame familial dont les circonstances seront élucidées par Sofia, la cadette « rebelle » qui mène une carrière d’actrice aux Etats-Unis, et qui a découvert, par hasard, que Zakaria est le fruit d’une relation entre son père et Sfia, et est donc son frère.

A ce moment-là, les événements allaient prendre une tournure dramatique, surtout que cette découverte a bouleversé toute le monde, mais la réalisatrice a choisi une fin heureuse pour son histoire: après le choc, la famille en question semble avoir enterré ses problèmes et resserré ses rangs, comme si tout ce qui s’est passé était une sorte de thérapie qui a permis à chacun d’extérioriser ses angoisses et s’en débarrasser pour de bon. La fibre militante de la réalisatrice était présente dans le scénario, notamment sur les questions de l’égalité des sexes, l’hypocrisie sociale et le poids de la tradition, même si le ton était enjoué. Le dénouement laisse également le public sur sa faim, au vu de la gravité des événements et des émotions qui ont tourmenté cette famille en si peu de temps. Pour le compte de la compétition officielle du court-métrage, le public du festival a suivi, en lever de rideau, l’oeuvre de Narrimane Yamna Faqir intitulée « Leur nuit », qui accompagne Rkia, une gardienne de voiture, tout au long d’une nuit de travail. Entre agitation et sérénité qui font la vie nocturne, cette quadragénaire divorcée (interprétée par Amal El Atrache) ne cesse d’évoquer sa mystérieuse fille qui aurait été « enlevée » par son père.

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