Musique

La « Biebermania » ou la chute annoncée d’une star tombée de la planète YouTube

Bieber-Mugshot

Bieber-MugshotA quelques jours de sa comparution devant un tribunal de Miami, le 14 février, jour de la saint Valentin, Justin Bieber, dont les frasques et déboires se suivent et ne se ressemblent pas, sait que sa popularité est en train de subir un coup dur.

Son ‘’mugshot’’ ( photo d’identité judiciaire), tout sourire, prise au moment de son arrestation, le 23 janvier pour conduite avec permis périmé, sous l’emprise de l’alcool et de la drogue, participation à une course illégale à 4h du matin, excès de vitesse dans une zone résidentielle et résistance ‘’pacifique’’ à un agent de police, prouve, si besoin est, que ce jeune adolescent (19 ans) qui, selon un animateur d’une émission tv populaire, a plus que jamais besoin d’une baby sitter, n’a pas muri, ne veut pas murir et ne se soucie guère de sa brève carrière. C’est ce sourire, illustrant une insouciance totale, qui a fini par irriter une bonne partie des Américains qui se sont empressés d’écrire une pétition postée sur le site de la Maison Blanche dans laquelle ils demandent ‘’l’expulsion’’ de cette jeune brebis galeuse.

‘’Nous, peuple des Etats-Unis estimons être mal représentés dans le monde de la +culture pop+. Nous aimerions voir le dangereux, l’imprudent, le destructeur et l’abuseur de drogue, Justin Bieber, expulsé et sa green card (carte de séjour) révoquée car, non seulement il menace la sécurité de notre peuple, mais il représente également une influence terrible sur notre jeunesse. (Par conséquent), nous (…) aimerions voir Justin Bieber retiré de notre société’’, lit-on dans cette pétition signée à présent par plus de 253.000 personnes, un chiffre qui dépasse les 100.000 requis pour une réaction de la Maison Blanche.

En attendant, c’est la première Dame des Etats-Unis, Michelle Obama, qui est montée au créneau pour s’exprimer à ce sujet. Chose inédite! Interrogée à la télévision, elle a tenu à livrer, en tant que mère, certains conseils à ce jeune adolescent ‘’égaré’’. Je me rapprocherais de lui. Je ne sais pas si c’est un conseil ou plutôt le fait d’agir. Je serais présente dans sa vie. Et je passerais une bonne partie de mon temps avec lui, juste pour parler, pour comprendre ce qui se passe dans sa tête, qui fait partie de sa vie et qui n’en fait pas partie , a confié la mom-in-chief , épouse du commander-in-chief .

Là aussi, en attendant que Michelle Obama comprenne ce qui se passe dans la tête de ce trublion, il appartient au juge, William Altfield de la division criminelle du tribunal du comté de Miami-Dade de le faire, et peut être percer ce mystère qui veut que l’argent et la célébrité ont fini par faire tourner la tête a ce ‘’kid’’ qui, en l‘espace d’une nuit ‘’folle’’ à Miami, a suscité un débat tel que tout ce que compte la planète comme presse people, n’arrête pas d’en parler en particulier les chaines de télévision qui passent en boucle les images de Justin au commissariat de Miami soumis à une fouille humiliante. Une scène que les fans, dont les cris stridents et hystériques fusent à chaque passage et concert de cette pop star ‘’fabriquée’’, n’arrivent pas à saisir et c’est là où réside cette ‘’menace’’ et cette ‘’mauvaise influence’’ dont font état les signataires de la pétition.

Curieuse coïncidence, la comparution de ce jeune chanteur canadien, le jour de la saint Valentin va déchirer davantage le cœur de ses fans qui partagent les ‘’malheurs’’ de leur idole, quelques soient ses frasques qui s’enchaînent depuis le mois de juillet dernier. Il faut reconnaître que ce chanteur excelle en frasques, déboires et à présent, démêlés avec la justice. Outre son arrestation le 23 janvier à Miami, Justin Bieber avait déjà fait parler de lui lorsqu’il a eu l’ingénieuse idée de lancer des œufs (l’histoire ne dit pas s’ils étaient pourris) contre le mur de la villa de son voisin causant des dommages de près de 20.000 dollar. La Police a ensuite découvert chez lui une  pièce entièrement réservée à la consommation de la drogue. Quelques mois auparavant, il avait été surpris en train d’uriner devant ses amis dans l’arrière-salle d’un restaurant new-yorkais. A Bogota, en Colombie, il a tagué le mur d’un édifice.   A ce palmarès s’ajoute les poursuites judiciaires intentées contre lui par le photographe Jeffrey Binion pour une affaire de coups et blessures. Mais ce qui conforte encore les signataires de la pétition dans leur appel à l’expulsion de ce jeune chanteur qui pousse le vice encore plus loin, c’est l’information, mercredi dernier par le site américain NBC News, selon lequel, Justin, accompagné de son père Jeremy et de ses amis auraient importuné le personnel de bord de leur jet privé reliant le Canada aux Etats-Unis. Il aurait ainsi consommé, avec son père, une grande quantité de marijuana à l’intérieur de l’appareil, de quoi obliger le pilote et le co-pilote à porter des masques à oxygène pour ne pas s’intoxiquer et par crainte d’être testés positif lors du dépistage de substances interdites.

Experts du showbiz, psychologues, sociologues, politiciens se sont succédés sur les plateaux de télévision pour tenter d’expliquer cette crise d’adolescence qui n’en finit pas, et qui agace les Américains, dont les 250.000 signataires de la pétition.

En attendant, il devra comparaître le 14 février à Miami, et le 10 mars à Toronto (Canada) pour une autre affaire de coups et blessures.

‘’What goes up, must come down’’  (ce qui monte doit forcément descendre), la fameuse chanson de Tom Petty and the Heartbreakers, s’applique bel et bien à Justin Bieber,  cette jeune star, tombée de la planète YouTube, que les signataires de la pétition exigent qu’il rentre chez lui au Canada et attende tranquillement d’atteindre l’âge adulte

Mustapha El Kadaoui

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