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Un double attentat fait au moins 4 tués et 103 blessés à Beyrouth

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des-equipes-de-secours-evacuent-le-corps-d-une-victime-d-un-attentat-a-beyrouth-le-19-fevrierL’Iran a été mercredi une nouvelle fois la cible de jihadistes sunnites à Beyrouth. Un double attentat suicide a fait au moins quatre tués et 103 blessés dans un quartier chiite de la capitale libanaise. En cause, le soutien de la République islamique au régime syrien de Bachar al-Assad.

Selon l’armée libanaise, une grosse cylindrée conduite par un kamikaze a foncé vers 09h30 (08h30 en Suisse) sur un barrage près du Centre culturel iranien à Bir Hassan, dans le sud de la ville. Quasi simultanément, une autre voiture, également conduite par un jihadiste, a explosé à 50 mètres du premier attentat.

Cet attentat est le neuvième dans un fief du Hezbollah depuis juillet après l’annonce par le mouvement chiite libanais qu’il combattait aux côtés des forces gouvernementales syriennes contre la rébellion sunnite.

L’agence de presse officielle iranienne IRNA a aussi indiqué que l’attentat avait eu lieu près de ses bureaux, d’un centre culturel iranien et de la chaîne de télévision iranienne Irib à Beyrouth.

Le ministre de la Santé libanais, Waël Abou Faour, a indiqué sur place que la double déflagration avait fait quatre tués et 103 blessés.

Revendiqué

Les attentats ont été revendiqués par un groupe jihadiste, les Brigades Abdallah Azzam, proches d’Al-Qaïda.

Les jihadistes ont paradoxalement choisi la référence à l’imam Hussein, figure vénérée par les chiites majoritaires en Iran et représentant un tiers de la population du Liban.

Elle avait revendiqué, le 19 novembre, un double attentat suicide contre l’ambassade d’Iran qui avait fait 25 tués.

Condamnation occidentale

L’Iran a condamné « fermement cette action terroriste », faisant valoir que l’attaque de mercredi « vise la stabilité, la sécurité et l’unité du Liban ». Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont également condamné l’attentat.

Cet attentat est le premier depuis la constitution samedi du gouvernement libanais, qui réunit des pro- et anti-régime syrien.

Le nouveau Premier ministre Tammam Salam a condamné l’attaque affirmant que « ce message reflétait la détermination des forces du mal à blesser le Liban et ses enfants et semer la discorde ». « Nous répondrons par la solidarité et en nous engageant autour de notre armée et des services de sécurité », dit-il dans un communiqué.

afp

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