Economie

Rabat exhorte les Américains à investir au Maroc

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maroc-etats-unisLe ministre marocain de l’Économie, Mohamed Boussaïd, a exhorté les hommes d’affaires américains à investir davantage dans le royaume, lundi en ouverture de la 2e «Conférence sur le développement des affaires» entre ces deux pays liés par un accord de libre-échange.

«Notre objectif clairement affiché est d’accroître les investissements américains au Maroc et d’associer les entreprises américaines à la dynamique de croissance que connaît notre pays», a affirmé M. Boussaïd lors de ce rendez-vous organisé par les diplomaties des deux pays, le patronat marocain et la Chambre de commerce américaine.

Le Maroc «vous invite à vous associer pour non seulement être l’un des partenaires commerciaux majeurs de notre pays, mais pour saisir ensemble les opportunités qui s’offrent à nous dans une région ouest-africaine appelée à connaître une croissance et un développement inédits», a-t-il ajouté.

Le Maroc et les États-Unis sont liés depuis 2006 par un accord de libre-échange qui a entraîné un quadruplement du commerce bilatéral, à 4 milliards de dollars en 2012.

Cette même année, les investissements américains dans le royaume n’ont en revanche été que de 195 millions de dollars, soit 0,1% du total, a déploré le ministre marocain.

À l’heure actuelle, les principales sociétés américaines présentes au Maroc sont le constructeur aéronautique Boeing, l’entreprise de textiles Fruit of the Loom ou encore le groupe informatique Dell.

En 2013, l’Investissement direct étranger (IDE) dans le royaume a atteint 3,5 milliards de dollars, selon des chiffres publiés par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), faisant de Rabat le leader en Afrique du Nord, devant l’Égypte.

Mais le royaume a malgré tout souffert au cours des dernières années de la crise économique en Europe, en particulier chez ses deux principaux partenaires, l’Espagne et la France.

Pour accroître les investissements, il insiste désormais sur sa stabilité au sein d’une région marquée par de nombreux soubresauts et se présente comme un «hub» potentiel entre l’Europe, les États-Unis, et l’Afrique de l’Ouest.

Le Maroc est par ailleurs un solide allié régional de Washington, en particulier dans la lutte contre le terrorisme, et les deux pays coopèrent dans le domaine militaire.

L’an dernier, un différend sur la mission de l’ONU au Sahara  avait toutefois entraîné l’annulation d’un important exercice conjoint.

avec AFP

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