Economie

Le Maroc et le Qatar concluent de nouveaux accords de coopération

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Arrivee-du-Pt-du-conseil-des-ministres-et-ministre-de-l-Interieur-Qatari_M1Le Maroc et le Qatar, déjà liés par plusieurs accords de coopération, ont signé mardi de nouvelles conventions de partenariat, à l’occasion de la réunion d’une Haute commission mixte à Rabat, en présence des deux chefs de gouvernement,.
Ces nouveaux accords portent notamment sur le transport aérien, la reconnaissance mutuelle des diplômes, les affaires islamiques et les médias.
Le Premier ministre qatari, Cheikh Abdallah Ben Nasser Ben Khalifa Al Thani, est arrivé dimanche soir à Rabat à la tête d’une imposante délégation de ministres, dont le chef de la diplomatie, Khaled ben Mohamed Alattiyah.
Durant la visite, les ministres marocain et qatari des Finances, Mohamed Boussaïd et Ali Cherif Al Imadi, ont notamment convenu d’activer les premiers versements –à hauteur de 500 millions de dollars– de l’enveloppe promise par le Qatar dans le cadre d’un don de cinq milliards de dollars par le Conseil de coopération du Golfe (CCG), selon l’agence officielle MAP.
Les précédents accords entre Rabat et Doha avaient été signés en décembre dernier lors de la visite de l’émir du Qatar, Cheikh Tamim Ben Hamad Ben Khalifa Al Thani. Le roi Mohammed VI s’était rendu à Doha un an auparavant.
Si les échanges commerciaux entre les deux pays ont doublé entre 2010 et 2013, passant de moins de 50 millions d’euros à près de 90, ils ont toutefois été jugés insuffisants par le chef du gouvernement marocain, l’islamiste Abdelilah Benkirane.
La signature de nouveaux accords intervient par ailleurs alors que l’Arabie saoudite, les Emirats et Bahreïn ont rappelé la semaine dernière leurs ambassadeurs à Doha, accusant le Qatar de s’ingérer dans les affaires des pays voisins, une première dans l’histoire du CCG, qui rassemble depuis 1981 les six monarchies arabes du Golfe.
En 2011, ces pays avaient invité le Maroc et la Jordanie -les deux seules autres monarchies arabes- à rejoindre leur club.
Cette démarche, perçue comme une volonté de leur part de se prémunir d’une contagion des révoltes arabes mais aussi du danger iranien, avait été accueillie positivement par Rabat, qui avait toutefois réitéré « son attachement » à la construction de l’Union du Maghreb arabe (UMA).
Le projet est resté sans suite.

avec AGENCES

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