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France: Spectaculaire poussée du FN et sanction pour la gauche

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marine-lepenDans un climat de vive défiance vis-à-vis du gouvernement, le Front national (FN) a réalisé dimanche une spectaculaire poussée au premier tour des élections municipales en France, marqué par une abstention record. La gauche est en recul et la droite arrive elle en tête dans plusieurs villes gérées par le PS, dont Paris qu’elle ne devrait toutefois pas emporter.

Le FN dirigera Hénin-Beaumont, bastion de sa présidente Marine Le Pen, où Steeve Briois a été élu avec 50,26 % des voix. Il est en tête dans plusieurs villes comme Perpignan, Avignon, Béziers, Fréjus ou Forbach.

Selon une estimation de l’institut BVA, la droite obtient 48 % dans les communes de 3500 habitants au moins, devant la gauche à 43 %. Le FN est crédité de 7 % mais ne présentait des listes que dans près de 600 municipalités. L’extrême gauche obtient de son côté 2 %.

Pas de front contre le FN pour l’UMP

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a appelé « l’ensemble des forces démocratiques » à faire barrage au FN au second tour. Mme Le Pen a elle salué « un cru exceptionnel » et « la fin de la bipolarisation de la vie politique ».

Le président de l’UMP Jean-François Copé – réélu au premier tour dans sa ville de Meaux – a lui appelé les électeurs du FN à reporter leurs voix sur les candidats de son parti au second tour.

L’UMP ou des partis de droite ou de centre droit arrivent en tête devant dans plusieurs villes gérées par la gauche comme Paris, Toulouse, Reims, Amiens ou Pau, où François Bayrou recueille 41 % des voix.

Kosciusko-Morizet en tête et derrière

A Paris, la candidate UMP Nathalie Kosciusko-Morizet, avec de 34,8 à 35,8 %, devance la socialiste Anne Hidalgo créditée de 33,6 à 34,5%, selon plusieurs estimations. En revanche, elle n’est elle-même que deuxième dans le 14e arrondissement, devancée par la candidate PS Carine Petit. Le gain de cet arrondissement est indispensable à la victoire de l’UMP en raison des particularités du scrutin parisien.

Cette élection municipale constituait le premier grand test électoral pour le président socialiste François Hollande en proie à une très forte impopularité après 22 mois au pouvoir. MM. Hollande et Ayrault ne sont crédités que de 20 à 25% de confiance dans les sondages.

afp

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