Santé

20 % des enfants et jeunes au Maroc souffrent de troubles psychiques

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Le constat est pour le moins alarmant. Quelque 20 pc des enfants et des jeunes au Maroc souffrent de troubles psychiques et la moitié des cas de troubles débutent à l’âge de 14 ans.

C’est ce qu’a révélé mercredi à Rabat le ministre de la santé, El Houssine Louardi, en citant des données de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).S’exprimant à l’ouverture de la 2ème rencontre nationale sur la santé scolaire et universitaire et la promotion de la santé des jeunes, le ministre a fait savoir que des études menées par les différents départements y compris celui de la santé ont fait ressortir que 48.9 pc des 15 ans et plus présentent un trouble psychique tel l’insomnie, l’anxiété et la dépression Et d’ajouter qu’une proportion non négligeable de cette frange de la population est exposée quotidiennement aux risques du tabagisme, des drogues et adoptent des modes de vie malsains comme l’alimentation non équilibrée et l’inactivité physique. Selon les données les données citées par le ministre, 16 pc des élèves de 13 à 15 ans sont des fumeurs, 6 pc de la même catégorie âgée de 13 à 15 ans consomment des boissons alcoolisées et 4 pc consomment des drogues, alors que 14 pc de cette catégorie de population ont eu des tentatives de suicides une ou plusieurs fois, 82 pc sont inactifs physiquement et 30 pc ont été victimes de violences.Les données de l’OMS montrent aussi que le tiers des décès et les deux tiers de la charge de morbidité à l’âge adulte sont dus à des maladies ou des comportements malsains adoptés pendant la période de la jeunesse, a souligné le ministre.Ainsi, la promotion de la santé psychique de cette tranche de la population prend une place importante dans la Stratégie Sectorielle de la Santé 2012-2016 , et ce, à travers la poursuite de l’implantation de la Stratégie Nationale de Santé Scolaire et Universitaire et de la Promotion de la Santé des jeunes et la mobilisation des moyens nécessaires à cette fin, a précisé M. Louardi, affirmant que son département œuvre pour promouvoir les prestations préventives et éducatives, le dépistage et la prise en charge des problèmes de santé ainsi que l’écoute et le conseil.Afin de réaliser ces objectifs, le département de la santé, en collaboration avec ses partenaires, s’est engagé à la mise en œuvre de prestations et de services visant la promotion de la santé en général et de la santé psychique en particulier, a dit le ministre, rappelant à cet égard la création de 32 Espaces Santé Jeunes, 20 Centres de Référence en santé scolaire et universitaire et 30 centre Médico universitaire.Le ministre a également rappelé la mise en place de structures et de services spécialisés en santé psychique et lutte contre les addictions particulièrement à travers l’intégration de la consultation en santé psychique dans 83 établissements de soins de santé primaires, la création d’une spécialité en pédopsychiatrie dans les CHU et de 6 Centres d’addictologie. Renforcement de l’encadrement sanitaireLe ministre de la santé a, ensuite, évoqué les principales orientations du plan d’action intersectoriel pour l’année 2014 prévoyant le renforcement de l’encadrement sanitaire dans le domaine de la santé psychique (formation chaque année de 30 psychiatres et 100 infirmiers spécialisés), l’allocation d’un budget de 52 Millions de DH pour l’achat des médicaments, soit 2 pc budget total alloué aux médicaments. Le plan d’action intersectoriel prévoit aussi le renforcement des compétences des éducateurs particulièrement dans le domaine de la prévention des addictions, la consolidation des actions et approches visant l’éducation à la santé des enfants et des jeunes en lieu scolaire et le renforcement du partenariat sectoriel à travers un appui soutenu aux comités régionaux et provinciaux.Pour sa part, le ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur, M. Cherki Draiss a fait savoir que la promotion de la santé psychique des enfants et les jeunes requiert une analyse précise prenant en compte la situation des personnes aux besoins spécifiques en particulier les enfants afin que le plan d’action puisse répondre aux besoins et attentes de tous. « Nous sommes appelés à œuvrer pour la mise en place d’un cadre national clair et réalisable au niveau régional et au niveau local, fondé une approche participative garantissant l’adhésion notamment des associations de la société civile, des parents d’élèves, des étudiants-chercheurs, des enseignants ainsi que des représentants de la santé et de l’enseignement » , a ajouté M. Draiss.Le ministère de l’Intérieur s’engage à consolider le partenariat relatif à la santé psychique et œuvrer pour la promotion de la santé pour des enfants et des jeunes, a dit le ministre, affirmant que son département poursuivra ses efforts soutenus pour consolider la coopération et l’échange d’informations et appuyer les compétences, tout en renforçant les mécanismes de suivi, d’évaluation, d’études de recherche. De son côté, le ministre délégué auprès du ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle, Abdelaadim Guerrouj, a donné un aperçu général sur les réalisations accomplies dans la promotion de la santé des élèves et des étudiants, rappelant à cet égard le plan d’action mis en place par tous les départements concernés par la lutte contre la violence en milieu scolaire et la réalisation d’une étude nationale sur le tabagisme et l’utilisation de drogues en milieu scolaire.M. Guerrouj a aussi évoqué la mise en place par son département d’un plan d’action pour les trois prochaines années en matière de lutte contre le SIDA et les maladies sexuellement transmissibles avec l’appui de toutes les académies régionales d’éducation et de formation, outre le renouvellement d’un accord de partenariat avec le secteur privé pour la sensibilisation de 350. 000 écolières et écoliers à la santé maternelle et reproductive

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