Cinéma

Film sur DSK: l’ex-épouse Anne Sinclair exprime son dégoût mais n’attaque pas en justice

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anne-sinclairL’ex-épouse de l’ancien directeur du FMI Dominique Strauss-Kahn, la journaliste Anne Sinclair, a exprimé dimanche son dégoût pour le film Welcome to New York d’Abel Ferrara inspiré de l’affaire du Sofitel, tout en indiquant toutefois qu’elle ne l’attaquera pas en justice.

Comme le personnage de Simone (joué par Catherine Bisset) dans le film +Welcome to New York+ prétend me représenter, je veux seulement dire ici mon dégoût (…) Je ne ferai pas à MM. Ferrara et (Vincent) Maraval (co-producteur) le plaisir de les attaquer en justice (…) Je n’attaque pas la saleté, je la vomis, déclare la journaliste sur le site français du Huffington Post qu’elle dirige.

Le film présenté en première mondiale à Cannes samedi, hors-sélection, était visible immédiatement en vidéo à la demande (VOD, paiement à l’acte) sur internet, visible en France et en Espagne.

Avec Gérard Depardieu dans le rôle principal, il s’inspire librement de l’affaire du Sofitel de New York, quand une femme de chambre de l’hôtel a accusé Dominique Strauss Kahn, alors directeur du FMI et pressenti pour être candidat à l’élection présidentielle française, de l’avoir violée.

Un temps emprisonné, DSK a bénéficié d’un non-lieu dans cette affaire mais sa carrière a été brisée. Il est aujourd’hui séparé d’Anne Sinclair.

Dans le Huffington Post, Mme Sinclair exprime son dégoût d’un film où l’exhibition permanente du corps de Gérard Depardieu, présentée comme une audace, donne en fait le haut le coeur.

Dégoût aussi des dialogues minables et grotesques, de la façon dont le réalisateur Abel Ferrara représente les femmes, ce qui doit illustrer ses propres pulsions, et enfin et surtout du soi-disant face à face des deux personnages principaux, où les auteurs et producteurs du film projettent leurs fantasmes sur l’argent et les juifs, ajoute-t-elle.

Les allusions à ma famille pendant la guerre sont proprement dégradantes et diffamatoires, ajoute la journaliste, qui doit sa fortune à son grand père marchand d’art. Elles disent le contraire de ce qui fut. Mon grand-père a dû fuir les nazis et a été déchu de sa nationalité française par le gouvernement de Vichy. Mon père a rejoint la France Libre et a combattu jusqu’à la Libération. Dire autre chose relève de la calomnie. Je ne pensais pas avoir à défendre aujourd’hui leur mémoire devant des attaques aussi clairement antisémites, motivées chez le réalisateur sans doute par ses propres problèmes et chez le producteur par son goût du profit, dénonce Anne Sinclair.

Cela étant, je ne ferai pas à Messieurs Ferrara et Maraval le plaisir de les attaquer en justice. Ils l’ont dit, ils n’attendent que cela. Je n’attaque pas la saleté, je la vomis, conclut-elle.

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