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Viols d’enfants: 147 cas enregistrés au Maroc en 2012

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viol_enfantLa ministre de la Solidarité, de la femme, de la famille et du développement social Bassima Hakkaoui, a indiqué, mardi, que 147 cas de viols d’enfants ont été enregistrés en 2012.

Des chiffres en progression de 3,52 % par rapport à 2011, et que 181 des personnes impliquées dans ces crimes ont été poursuivies, soit une hausse de 4,02 %.

En réponse à une question orale du groupe de l’Unité et de l’égalitarisme (Parti de l’Istiqlal) à la Chambre des conseillers au sujet de « la recrudescence des viols d’enfants », la ministre a déclaré par ailleurs que les données fournies par le ministère de la justice et des libertés montrent que 56 cas de prostitution de mineurs ont été enregistrés en 2012 (+ 1,82 %) et que ces cas ont donné lieu à 71 poursuites (+2,90 %).

Crimes très élevés

Concernant les viols avec dépucelage, Mme Hakaoui a fait savoir que 382 cas ont été enregistrés durant la même période, en baisse de 14,35 %, précisant que 382 personnes impliquées dans ces crimes ont été poursuivies (-16,59) alors que 871 cas de viol de mineures (-9,74 %) ont été enregistrés avec des poursuites à l’encontre de 940 personnes (-8,29 %). Toutefois, malgré cette baisse, ces crimes restent très élevés, a-t-elle estimé, relevant, par ailleurs, que les textes criminalisant le viol des enfants ne manquent pas et qu’ils condamnent très sévèrement leurs auteurs à des peines allant de 5 à 30 ans de prison.

Elle a également indiqué qu’il a été procédé, depuis deux ans, à la mise en place de structures pour la protection des enfants aux plans juridique, médical, social et de réinsertion.

A cet égard, Mme Hakaoui a rappelé la création au sein des tribunaux et des établissements hospitaliers de cellules pour la prise en charge des femmes et des enfants victimes de viols ainsi que de cellules d’écoute et de médiation dans les établissements scolaires et des unités mobiles de secours d’urgence social et des centres de promotion sociale relevant de l’entraide nationale ou de la société civile.

Vigilance

Pour la ministre, il s’agit d’une question sociétale qui nécessite la vigilance de toute la société. Et de rappeler que son département a entamé en 2013 le processus de préparation d’une politique publique intégrée pour la protection des enfants victimes de la violence, sous toute ses formes, et de l’exploitation sexuelle, processus qui a été couronné par la tenue du premier colloque national, les 14 et 15 avril dernier, sous la présidence du chef du gouvernement.

Ce colloque national a donné lieu à d’importantes recommandations nécessitant l’adhésion de tous, gouvernement et société civile, a-t-elle conclu, soulignant le rôle important que pourraient jouer les médias dans la lutte contre ces crimes.

MAP

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