Musique

Mawazine prêt à transfigurer Rabat

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STROMaeTimberlake, Stromaë, Alicia Keys, Ricky Martin, Kadem Saher, Carole Samaha… A partir de vendredi, les sept scènes festival Mawazine et leur cortège de stars vont transfigurer Rabat

Plus que trois jours avant que Rabat ne se métamorphose. Les paisibles espaces de la ville s’apprêtent, en effet, à accueillir Mawazine, l’événement culturel le plus imposant du pays.

Loin d’être repu de ce statut, l’événement s’est forgé une réputation internationale qui le place parmi les grands festivals de musique du monde.

2,5 millions de spectateurs auraient participé à la fête en 2013, selon les organisateurs, ce qui lui vaut une seconde place dans le classement réalisé par MTV Iggy.

Une popularité qui s’explique par des affiches dantesques, à même de faire rougir les plus grands festivals dans le monde. De Rihanna à Mariah Carey en passant par Lenny Krativz, Scorpions ou encore Lionel Richie, le festival a régulièrement créé le buzz.

Kanye West, Quincy Jones, Joe Cocker ou encore Elton John sont passés par là, sans oublier Julio Iglesias, Kylie Minogue, Sting ou encore Stevie Wonder.

Cette édition n’est pas en manque puisqu’elle propose du lourd dès l’ouverture avec Justin Timberlake.

Stromaë, Alicia Keys, Ricky Martin, Jason Derulo et Ne-Yo seront de la partie ainsi que d’autres grands noms de la musique comme Kadem Saher, Carole Samaha, Robert Plant (Led Zeppelin) ou  encore IAM.

Comme chaque année le festival affronte aussi son lot de polémique avec la question récurrente de l’utilité du festival et de son financement.

Critiqué par des organisateurs d’autres festivals marocains qui lui reprochent de leur faire de l’ombre, Mawazine est aussi perçu par une partie de l’opinion publique comme un énorme gaspillage.

Interrogé sur le sujet, Aziz Daki, directeur artistique défend « l’inestimable vitrine culturel » que constitue l’événement, expliquant que le modèle économique du festival ne repose sur aucune subvention économique.

Aziz Daki espére ainsi répondre à ceux qui perçoivent le festival comme dilapidant l’argent du contribuable. Pour la seconde fois cette année, Mawazine n’aura aucun sponsor public ou semi-publics, explique Aziz Daki.

Seuls les sponsors privés et les revenus variables alimenteraient le budget. Mawazine se défend ainsi d’être un des très rares festivals au monde à ne percevoir aucun argent public.

Tel que présenté par les organisateurs, ce résultat serait le fruit d’une évolution qui, depuis treize ans, aurait permis à Mawazine d’être un festival presque entièrement autonome.

Selon l’organisation, cette transformation a débuté en 2008, année où le festival a réduit la part de son budget alimenté par les subventions publiques.

Ces dernières seraient ainsi passées de 6 % à 0 % du budget total de Mawazine. L’augmentation des revenus variables aurait ainsi favorisé la gratuite pour plus de 98 % des festivaliers.

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