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Le phénomène Stromae chante pour le plaisir de ses fans de Mawazine…Formidable

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stromaeLe phénomène artistique belge de la décennie, Stromae a fait chanter et danser, lundi soir, la scène OLM Souissi, bondée de fans venus danser sur les rythmes effrénés de la musique électronique et reprendre en chœur les plus grands succès du chanteur.

Accompagné de cinq musiciens, le chanteur apparaît sur scène vêtu comme à son habitude de noir-jaune-rouge et d’un nœud papillon et entame son concert par les rythmes de sa musique électronique, en interprétant avec son style unique ses plus grands tubes au grand bonheur du public de la 13ème édition du Festival “Mawazine Rythmes du monde.

Cette ambiance sera accentuée par les multiples jeux de lumière sur scène et par les écrans géants où défilent en rythme des images tantôt illustratives tantôt psychédéliques, créant une atmosphère survoltée digne des clubs de musique techno.

L’artiste enchaîne avec des morceaux aux textes plus engagés comme “Bâtard” et “Peace Or Violence” (paix ou violence), n’hésitant pas à demander aux “Rbatis et Rbaties” de participer au spectacle en répétant avec lui ou en reprenant ses gestes comme celui du “V” formé par l’index et le majeur.

Des morceaux emblématiques comme Te Quiero, Formidable et surtout Alors On Danse, qui l’ont fait connaitre du grand public, aux morceaux de son nouveau bébé discographique dénommé “Racine carrée”, le phénomène Stromae, de son vrai nom Paul Van Haver a parcouru son répertoire ensemble avec ses fans.

Pour le nouveau Jacques Brel, chaque chanson est accompagnée d’une mise en scène complète allant de la tenue du chanteur à la chorégraphie en passant par des vidéos projetées sur un écran géant en fond de scène. Certaines sont d’un effet bluffant, comme celle accompagnant sa chanson Ave Cesaria, de son émouvant hommage à Cesaria Evora.

Le chanteur se glisse avec fluidité dans la peau de chacun de ses personnages: la femme désabusée de “Tous les mêmes”, l’homme ivre et titubant de “Formidable”, la poupée de cire de “Papaoutai” et se prend pour Brel dans la chanson qui le fait pleurer “Chan Chan”.

Se disant impressionner par l’ampleur de l’événement Mawazine, Stromae avait confié à la veille du concert, lors d’une conférence de presse, que ses œuvres se nourrissent, d’abord, d’une volonté de s’exprimer, et puis des attentes du public.

Pour le chanteur le plus apprécié en Belgique, en France, aux Pays-Bas et même en Allemagne, le spectacle de Rabat est autant sur scène que du côté d’un public d’adorateurs, tant il est rare de voir un artiste fédérer autant.

Des jeunes perchés sur les épaules de leurs amis dansent “Papaoutai” à côté de couples avec enfants. Des femmes chantent en choeur “Formidable” avec leurs conjoints. La beauté de la musique se manifeste lorsque la chanson devient, une fois exécutée, la propriété de tous, lorsque chacun en fait sa propre interprétation, a souligné le jeune chanteur d’origine rwandaise.

Très heureux de participer pour la première fois à Mawazine, Stromae n’a pas hésité à adapter ses chansons pour le plaisir de ses fans marocains. Alors on danse devient ainsi “Alors on Chtah” pour l’occasion.

Sur scène, le jeu de ses réactions à chaud et ses gestes théâtrales a apporté une dimension supplémentaire au charme de la soirée. Entre-temps, l’artiste se bougeait sur la scène avec une aisance surprenante dans un infini creuset de styles en chantant “Sommeil” pour que l’audience répète avec lui.

Le public enthousiasmé a tout fait pour garder sur scène Stromae et son groupe le plus longtemps possible, et qui ne se résout pas à le voir quitter la scène. Un jour, en marge d’un évènement promotionnel pour le festival Marrakech du rire, le grand comédien marocain, Jamal Debbouze, qui n’était pas à sa première collaboration avec Stromae, a livré ses impressions sur ce “rassembleur-né”.

“Il a un style unique, singulier. Physiquement déjà, il est noir et il a les yeux verts !. Il est en soi une publicité ambulante pour le métissage”, dit-il à propos de Stromae, anagramme de Maestro.

Succès phénoménal de l’année, Stromae (28 ans) a déjà deux albums au compteur et un talent hors-du-commun, suffisamment pour faire de lui l’un des artistes les plus célèbres de sa génération. Chanteur, rappeur, rockeur, fasciné par la musique électronique et les rythmes africains, cet artiste surdoué est un cas à part sur la scène francophone.

Son deuxième album “Racine carrée” s’écoule à des milliers d’exemplaires, ses prochains concerts partout dans le monde sont déjà à guichets fermés.

Evoquant le festival Mawazine, Stromae s’est dit fasciné par l’immensité de ce rendez-vous artistique international et son public marocain, qu’il avait côtoyé à deux reprises dans le cadre du festival Marrakech du Rire.

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