Politique

El Khalfi dément toute « tendance à contrôler » les médias publics

khalfi-point-de-presse
khalfi-point-de-presseLe ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, a démenti, mardi, toute « tendance à contrôler » les médias publics.

En réponse à une question orale du groupe socialiste à la Chambre des représentants, M. El Khalfi a souligné qu’il « n’existe aucune tendance à contrôler les médias publics », notant que « le Maroc a fait le choix irréversible de garantir l’indépendance des médias publics ».

« Quand j’ai demandé à la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA) d’effectuer l’audit des émissions (ndlr: télévisées) sur la criminalité, j’ai respecté l’indépendance des médias publics, et dans le même temps, exercé mes prérogatives, à savoir le recours à la HACA », a-t-il dit, soulignant qu’en tant que ministre de tutelle, il a veillé à la mise en œuvre des recommandations de la commission d’enquête parlementaire sur les médias publics et l’application des dispositions de l’article 3 de la loi relative à la communication audiovisuelle.

« Les pétitions font partie de la liberté d’expression »

Evoquant la pétition lancée par un groupe de journalistes, d’intellectuels et d’artistes mettant en garde contre « une tentative d’exercer la tutelle sur le secteur audiovisuel », le ministre a indiqué que les pétitions font partie de la liberté d’expression, mais il est nécessaire de recourir aux institutions constitutionnelles.

Il a souligné que cette pétition « a été envoyée par une société de production concernée par l’émission sur la criminalité qui sera auditée par la HACA, afin d’entraver l’exercice par le gouvernement de ses compétences constitutionnelles et juridiques, sous le slogan des tendances d’hégémonie », affirmant que « nous allons exercer nos compétences constitutionnelles et nous respectons l’indépendance des médias publics ».

Le groupe socialiste s’est interrogé sur les raisons qui ont fait que le gouvernement n’est pas parvenu, au milieu de son mandat, de lancer un dialogue sérieux pour la réforme de l’audiovisuel public, relevant l’existence de « tendances d’hégémonie ciblant ce secteur, selon une certaine idéologie », qui « tente d’asseoir son contrôle sur la scène audiovisuelle au Maroc ».

Il a appelé le gouvernement à mettre en application les dispositions de la Constitution et à mettre la loi relative à la communication audiovisuelle en phase avec les dispositions de la Constitution, à savoir la démocratisation du paysage audiovisuel, l’indépendance, le pluralisme et le professionnalisme.

Dans le cadre du débat interactif, le groupe du Parti de la Justice et du Développement a souligné la nécessité pour les responsables des chaînes publiques de respecter l’identité nationale telle que garantie par la Constitution, se demandant du « timing et des dimensions de cette pétition ».

avec map

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