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Kadem Saher honore la musique classique arabe à Mawazine

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kademmawazineLe célèbre chanteur irakien Kadem Saher a gratifié mardi soir le public de la 13-ème édition du Festival Mawazine-Rythmes du monde par un concert grandiose, célébrant une musique classique arabe raffinée.

Pour sa troisième participation à Mawazine, le “tsar” de la musique arabe a été chaleureusement reçu par un public toujours enthousiaste avec lequel il a revisité les chansons phares de ses albums à succès, pour la plupart issues du riche patrimoine poétique de feu Nizar Qabbani.

Comme lors de ses précédentes rencontres avec les spectateurs marocains, à Mawazine comme ailleurs, Kadem Saher s’est imposé encore une fois comme l’ambassadeur confirmé d’un répertoire classique arabe authentique, tant par la qualité de la musique et du texte que par une interprétation juste et émouvante de créations tels “Ouli Ouhibbouka”, “Akoun Aou la Akoun”, “Madrasat Al Houb”, chantées en chœur avec le public.

Conformément à l’esprit de Mawazine et sa vocation à révéler de jeunes talents, le concert de Kadem Saher, accompagné de l’orchestre Salah Charkaoui pour la musique arabe, a été précédé en première partie par un spectacle de la jeune chanteuse marocaine Jamila El Badaoui (23 ans) qui a interprété une sélection parmi les plus belles chansons du répertoire national. Elle s’était démarquée lors de l’émission “Najm El Khaleej” en 2012, avant de participer à différents spectacles et autres programmes TV, tels que “Jalasat Wanasah” en 2013, un parcours confortée par la sortie de deux clip: “Ya weel hali”, puis “Yegoulou Yegoulou” qui a attiré plus d’un million de vues depuis sa diffusion en octobre 2013.

Au cours d’une conférence de presse avant le concert, Kadem Saher s’était dit honoré de se produire pour la troisième fois à Mawazine, ce qui lui permet de sentir qu’il “continue d’exister sur la scène”, aspirant pour une présence permanente dans ce festival tout en espérant pouvoir présenter prochainement une chanson marocaine.

Il a lancé un appel aux poètes marocains pour un projet de collaboration dans ce sens, se disant convaincu de sa capacité de chanter en dialecte marocain d’autant plus qu’il avait déjà intégré les rythmes locaux dans certaines de ses œuvres, contribuant ainsi à enrichir son répertoire musical.

Sur sa relation avec son pays d’origine, la star de la chanson arabe a fait part de son ambition de pouvoir se produire dans un Irak stable et sûr, notant qu’il avait déjà programmé une série de spectacles à caractère caritative dans certaines villes mais ce projet a été compromis par la reprise des violences.

Toujours en Irak, Kadem Sahar aspire, en tant qu’ambassadeur de bonne volonté de l’Unesco, à contribuer aux projets de reconstruction du pays anéanti par la guerre.

Devenu une icône de la musique classique arabe, cet artiste qui a parcouru les scènes les plus prestigieuses au monde, est né en Irak en 1957, et a passé son enfance à Bagdad. Entre chants religieux et récits du Coran, il étudie l’Oud au prestigieux Institut de Musique de Bagdad, sous la houlette du maitre Mounir Bechir. Il est très vite imprégné de la musique classique de Mohamed Abdel Wahab, Mohamad Al Gubbanchi, Nazem El Ghazali, Abd El Halim Hafez, Farid El Atrache et Fairuz. En 1987, il signe un premier succès dans les pays du Golfe avec deux chansons “Ladghat El Hayya” et “Abart El shat”.

Après l’obtention de son diplôme en 1991, Kadem démarre sa carrière, en 1994, au Caire. Il chante d’abord au Festival International de Musique du Caire et obtient un triomphe avec “Salamtak Men Al Ah” et “Ikhtari”, de Nizar Qabbani. A partir de là, ses albums sont des succès prévisibles puisque le chanteur est un perfectionniste et un auteur compositeur qui excelle dans l’usage des “Maqamat”.

Pendant neuf jours, cette 13ème édition de Mawazine, placée sous le haut patronage de SM le Roi Mohammed VI et organisée par l’association Maroc-Cultures, rassemble pas moins de 1.500 artistes, dont de grands noms de la scène marocaine et panarabe, des stars de renommée internationale et des interprètes reconnus des principales traditions musicales de la planète, autour d’un seul mot d’ordre : “Nos différences nous ont réunis”.

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