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Délogement de baraques à Casablanca: 24 personnes devant la justice

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carriVingt-quatre personnes ont été déférées devant la justice pour entrave à l’exécution de décisions de justice et violence envers les forces publiques dans l’exercice de leurs fonctions

Dans un communiqué transmis vendredi à la MAP, la même source précise que les autorités publiques de la Wilaya ont procédé, le mardi 3 juin, à l’exécution de décisions de délogement prononcées par la justice à l’encontre des habitants de 42 baraques, parmi les personnes ayant bénéficié de lots de terrain au pôle urbain d’El Hrawiyine; et ce en présence du représentant du parquet général et avec l’appui d’agents chargé de l’exécution désignés par le tribunal de première instance de Casablanca.

Et d’ajouter que certains habitants concernés par cette opération ont entravé l’exécution de délogement, en recourant à des femmes, à des mineurs d’âge et à des personnes âgées.

La même source indique, en se basant sur les statistiques de 2008, que le nombre de baraques recensées à Carrière Centrale s’élève à 4.640 baraques, habitées par 6.902 familles, précisant qu’à la date du 2 juin 2014, un total de 3.926 baraques a été démoli (90pc) et toutes les familles répondant aux critères ont bénéficié soit d’un lot de terrain ou d’un appartement dont le prix ne dépasse pas les 100.000 DH, sachant que sa valeur réelle sur le marché s’élève à 350.000 DH.

De plus, toutes les familles résidentes dans les baraques recensées et répondant aux conditions requises ont reçu, depuis le démarrage le 18 mai 2010 de l’opération de recasement des habitants de Carrière Centrale, une proposition pour bénéficier de lots de terrains dont la superficie dépasse les 80m2 (R+3) sur la base d’une parcelle de terrain pour deux bénéficiaires dans la région d’El Hrawiyine, en contrepartie de 20.000 DH chacun avec facilité de payement, sachant que le prix réel de ce lot de terrain s’élève à 8000 DH le m2, ajoute le communiqué.

La Wilaya note, par ailleurs, que certaines familles ayant bénéficié de lots de terrains ou d’appartements « ont adopté une logique de chantage, en refusant d’adhérer à l’opération de recasement et en exigeant de faire bénéficier des membres de leurs familles ne figurant pas dans le recensement établi. Face à cette situation, le recours à la justice était devenu nécessaire et cette dernière a rendu son verdict, précise le communiqué.

Et de souligner que les revendications de ces familles sont « non seulement impossible à satisfaire, mais ne reposent sur aucune base légale. Elles sont motivées par des convoitises personnelles et mues par des spéculations immobilières, au moment où toutes les facilités leurs ont été offertes, par les services compétents, selon les lois en vigueur.

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