Musique

Festival de Fès : un concert musical judéo-arabo aux valeurs universelles de tolérance

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francoisefesL’Orchestre arabo-andalou de Fès, dirigé par maitre Mohammed Briouel et des célèbres voix du Samaâ, ont gratifié jeudi soir, à la mythique place de Bab El Makina, le public d’un concert grandiose aux valeurs humaines universelles de tolérance, de brassage culturel et de vivre ensemble.

Ouvrant le bal, les chanteurs juifs Françoise Atlan et Lior Elmaleh, ont interprété avec professionnalisme des chants de la musique arabo-andalouse en hébreu, espagnole et langue arabe, des répertoires que les juifs et les musulmans ont toujours chanté ensemble.

D’une voix forte et limpide, Françoise Atlan a donné toute la mesure de son talent en chantant les rythmes d’une musique savante et nostalgique relatant un passé glorieux d’une terre andalouse, creuset des cultures musulmane, hébraïque et chrétienne et là où s’entrelaçaient poésie juive et arabe.

 » vive le Maroc, vive Fès » a-t-elle lancé en langue arabe à l’endroit de l’assistance tout en répétant les messages de salutation et de paix « Assalam Alaykom ».

Le bal de la tolérance a ainsi continué sur le même rythme avec l’arrivée de l’ensemble musical arabe le plus emblématique, composé de Mohamed Bajeddoub, maître incontesté du chant andalou, Abdelfettah Bennis, Abderrahim Souiri, Said Chraibi ou encore Merouan Hajji.

Les stars de cet art sublime et raffiné ont charmé les spectateurs, des heures durant, par de nombreux tubes spirituels et mystiques qui resteront indubitablement gravés dans leurs mémoires.

La soirée s’est faite encore plus festive avec le groupement d’artistes musulmans et juifs qui ont fait résonner dans la place Bab El Makina des hymnes à la diversité, la tolérance, au brassage culturel et à la coexistence entre les peuples et les religions.

La maestria remarquable du collectif métissé de chanteurs et musiciens de l’orchestre dirigé Mohamed Briouel a laissé ébahi un public enthousiaste composé des férus de musique et des mélomanes de toutes les nationalités.

Le spectacle, un voyage musical envoutant à travers la méditerranée et son patrimoine vocal, a fêté majestueusement l’âge d’or de la cohabitation entre les trois religions et a su perpétuer les valeurs de cohabitation harmonieuse qui ont toujours caractérisé l’histoire séculaire du Maroc.

A vrai dire, le festival des musiques du monde de Fès, a su redonner à la capitale spirituelle son rayonnement et son lustre d’antan, en tant que berceau et porte-drapeau d’un message des valeurs nobles de coexistence et de vivre ensemble.

La 20ème édition du Festival de Fès des musiques sacrées du monde, initiée du 13 au 21 juin, est un  » spectacle vivant est une rencontre musicale multiculturelle, une composition originale, mêlant chants et danse traditionnels, le propos théâtral, l’art du cinéma, la chorégraphie et la poésie afin d’illustrer un voyage culturel.

A l’instar des éditions précédentes, le festival a prévu une programmation éclectique , dont des spectacles de musique, des activités pédagogiques, des conférences et débats, des activités populaires ouvertes à tous et des expositions ainsi que des programmes dédiés au jeune public.

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