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Mondial-2014: Halilhodzic met fin à son histoire avec l’Algérie

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vahid-HalihodzicVahid Halilhodzic, vivement imploré par les Algériens pour rester à la tête de l’équipe nationale, a fait le choix de mettre fin à son histoire avec les Verts, ce qui lui vaut d’être accusé de préférer l’argent.

« Halilhodzic a vendu les Algériens contre de l’argent putride », s’est écoeuré le quotidien En-Nahar, reprochant au technicien bosnien d’avoir « tourné le dos » au pays qui « lui a taillé une notoriété » sur la scène du football international. Le journal indiquait dimanche qu’il revendiquait un salaire mensuel de 400.000 euros contre 70.000 actuellement, une information non confirmée.

Au Brésil, où il a conduit l’Algérie à une qualification historique pour les 8e de finale du Mondial, avec en prime un jeu séduisant, « Wahid » (l’unique, comme les Algériens l’appellent) a aussi vécu sa première Coupe du monde en tant que coach.

Accueilli comme un dieu à son retour à Alger avec des suppliques « zid ya Vahid » (reste encore Vahid) du public et une demande insistante du président de la République de poursuivre sa mission, l’entraîneur a annoncé dimanche soir qu’il ne renouvelait pas son contrat arrivé à expiration la semaine dernière.

« Je pars fier de mon bilan après avoir respecté totalement mon contrat avec la Fédération algérienne de football (FAF) », écrit dans un communiqué le technicien aux méthodes dures, dont la crinière blanche ne flottera plus sous les vents de Blida (50 km au sud d’Alger) où les Fennecs ont joué la plupart de leurs matchs au pays.

L’ancien coach du Paris SG, de Lille et Rennes, en France, a expliqué sa décision après trois années passées à Alger par ses « obligations familiales et l’attrait de nouveaux challenges sportifs » qui « ont lourdement pesé dans (son) choix ».

Dans son communiqué sobre, où il remercie les dirigeants politiques et sportifs du pays ainsi que les supporteurs des Verts, transparait aussi une amertume qui le conduit à régler une dernière fois ses comptes avec la presse locale, rarement économe de coups de griffe à son encontre.

« Seule fausse note que je tiens à relever, le comportement indélicat d’une certaine presse qui n’a cessé de stigmatiser non seulement mon travail, mais s’en est pris à ma propre personne et à ma famille, ce que je n’oublierai et ne pardonnerai jamais », a regretté celui dont le nom restera dans l’histoire du football algérien.

Vahid parti, c’est le Français Christian Gourcuff, ex-entraîneur de Lorient, 59 ans, qui figure en bonne place pour le remplacer. Les deux hommes se sont affrontés par médias interposés avant d’enterrer la hache de guerre début mai.

Selon la presse algérienne, Gourcuff s’est rendu au Brésil aux frais de la Fédération (FAF), qui l’avait déjà invité au printemps à visiter les installations techniques de la sélection, près d’Alger.

Moins exubérant que celui qui a affirmé ne pas être un « mouton », mais pas forcément moins rétif, l’ancien prof de maths breton entamera sa mission sous forte pression. Avec le défi de faire mieux que Vahid. Son premier challenge sera la Coupe d’Afrique des Nations en janvier 2015 au Maroc.

Mais attention, prévient d’ores et déjà l’ancienne star algérienne du Mondial-1982, Rabah Madjer: « il ne faut pas mettre une forte pression sur le nouvel entraîneur avant le début des compétitions ». Et de rappeler que « Vahid a raté la CAN 2013 mais a réussi son Mondial ».

Dans les couloirs du Moustoir, à Lorient, Christian Gourcuff a déjà cornaqué d’anciens internationaux algériens. Rafik Saïfi et Yazid Mansouri ont fait partie des Merlus.

AFP

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