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Eminonu en Turquie baignée dans une atmosphère marocaine

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Fas-Zanaat-HaftasıDans le centre du site historique de la ville fortifiée d’Istanbul, le pavillon de l’artisanat marocain en plein cœur de l’emblématique place Eminonu, baignée dans une atmosphère marocaine, ne désemplit pas à longueur de journée.

Au milieu de monuments historiques entre le pont de Galata, qui traverse la Corne d’Or, et l’embouchure du Bosphore débouchant dans la mer de Marmara, cette destination touristique principale de la métropole turque vibre tantôt aux rythmes enflammés de la troupe Gnaoua tantôt bercée par les mélodies de la musique arabo-andalous (Al Ala), le temps de la semaine marocaine de l’artisanat (13-22 septembre).

Des visiteurs turcs mais aussi des touristes étrangers, par centaines quotidiennement, happés par les résonances, découvrent l’art et la culture du Royaume tout en mitraillant de leurs téléphones mobiles ou appareils photos les produits et articles exposés, des régals pour les yeux.

Le carré de 800 m2 et quinze stands thématisés d’artisans dévoilent toute la richesse du patrimoine ancestral, la diversité et la quintessence des créations artisanales aux visiteurs qui ne résistent pas à l’envie de dandiner accompagnant les émissions sonores et percussions des tambours et qraqebs.

Aydin, un turc qui avait ramené l’année dernière des articles d’artisanat de son voyage à Marrakech, croyait surfer dans un terrain connu en faisant, avant de prendre son train, « juste un détour pour voir’’ le pavillon dans une sorte de ‘’revisite’’ du Royaume.

Mais de là à voir à l’œuvre les artisans travailler sur place, avec aisance et dextérité de ‘’chirurgien’’ leurs produits et en dégustant thé et cornes de gazelle tout en suivant le spectacle de la troupe Gnaoua ‘’Oulad Bambar’’ avec leurs tenues colorées, cela le projette enchanté dans l’ambiance de Jamaa Lafna.

Bouillonnant d’activités, il n’hésite pas à faire rapidement le parallèle entre la mythique place de Marrakech, passage obligé pour les touristes pour ses attractions traditionnelles et historiques aux portes de souks et à proximité de la Mosquée de Koutoubia, et Emin?nü où le pavillon marocain est installé à moins de trente mètres de la ‘’Nouvelle Mosquée’’ (Yeni Camii) et à jet de pierre du Palais de Topkap?, des mosquées bleue (Sultanahmet Camii) et Hagia Sophia (Sainte-Sophie) et du bazar égyptien dont les épices titillent l’odorat des visiteurs tout comme les senteurs mélangées des gargotes de Jamaa Lafna.

« Je ne pensai pas revivre de sitôt cette belle atmosphère et j’y reviendrai tous les jours en quête d’une overdose de ces merveilleuses sonorités et pour se nourrir de la culture marocaine’’, assure Aydin, qui n’a pas laissé passer l’occasion d’acquérir des babouches pour son épouse.

Il n’est pas le seul. Plusieurs dizaines de turcs et turques sont extirpés des marchandages de leurs objets désirés quand les rythmes effrénés des Gnaoua commencent à résonner et les plongent, comme envoûtés, dans le bain de cette entraînante musique. Enflammés, ils ne ratent pas, non plus, l’idoine opportunité d’immortaliser leur passage avec la prise de ‘’selfies’’ aux côtés des affables musiciens.

Et comme en Turquie, le tatouage, devenu depuis quelques années un phénomène sociétal et une forme d’expression de plus en plus répandu, Khadija, la hannaya fait un tabac dans le pavillon.

Les femmes, en petite file désordonnée s’impatientent dans l’attente de leur tour tout en dissertant sur les motifs désirés, dont des photos sont bien exposées sur la table tel un appât pour, facilement, faire craquer les candidates et même quelques rares candidats.

Rassérénées sur leurs seuls soucis, combien de temps va tenir le tatouage avant de s’estomper, elles tendent, tout sourire, aux mains expertes de Khadija leur main ou bras pour les fameux traits fins et inoffensifs et surtout temporaires tatouages au henné (2 à 3 semaines)

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