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Aid Al Adha: Les éboueurs, ces soldats de l’ombre

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eboueurLe travail des éboueurs commence des jours avant l’avènement de l’Aid Al Adha, avec le nettoyage des souks, des marchés de moutons et des rues…

Le jour de l’Aid Al Adha et tout au long des périodes précédant et suivant cette fête religieuse, les éboueurs et les travailleurs des sociétés de gestion de déchets, voient leur tâche s’alourdir, consacrant davantage de leur temps pour rendre vie aux villes pour leur donner un nouveau visage et veiller ainsi, au respect de l’environnement et au confort des citoyens.

Le travail des éboueurs commence ainsi, des jours avant l’avènement de l’Aid Al Adha, avec le nettoyage des souks, des marchés de moutons et des rues où les marchands ambulants et les vendeurs de charbon, de couteaux, de paille, de fruits et légumes ainsi que des différentes marchandises liées à cette fête, prennent leurs quartiers.

« Ce sont les soldats de l’ombre, une expression que répètent les citoyens en reconnaissance de nos efforts, bien que peu nous aident dans l’accomplissement de notre tâche.

Course contre la montre

Tout le monde est, en effet, occupé par les différents rituels qui accompagnent l’abattage du mouton et par la dégustation des différentes sortes de pâtisseries, de boissons et de mets spécialement préparés pour l’occasion, tandis que nous sommes continuellement engagés dans une course contre la montre pour ramasser les amas d’ordures et de restes des bêtes « , a confié à la MAP, un éboueur.

Durant la période précédant Aid Al Adha, les éboueurs se retrouvent ainsi, « au cœur de la bataille » pour nettoyer ces amas d’ordures entassés dans les différentes artères et les rues des villes.

Pour faire face à ces grandes quantités de déchets qui incommodent la population, en raison des odeurs nauséabondes qu’ils dégagent et des insectes qu’ils attirent, les éboueurs doivent souvent se débrouiller avec « des armes traditionnels », notamment des balais et des outils modestes.

Le jour de l’Aid, les éboueurs redoublent d’efforts, pour nettoyer les places, les jardins publics, les moussalas et les cimetières, et ramasser les déchets domestiques, qui s’entassent à chaque coin de rue, à cause du jet des restes des bêtes, auxquels s’ajoutent les pieds et les têtes des moutons, que les jeunes ont cuits avec le feu dans des fosses.

Changer les habitudes

Cette catégorie se trouve obligée, le lendemain de l’Aid, de déployer encore plus d’efforts et passer plus de temps dans la collecte des déchets ménagers qui contiennent la plupart du temps, des peaux des bêtes dont les familles se sont débarrassées.

« Ce qui incite les éboueurs à poursuivre leur travail avec sérieux, patience et persévérance, c’est la lueur d’espoir qui leur est donnée par les autorités provinciales et locales, les élus, le secteur privé et la société civile, qui croient tous, en l’importance de préserver l’environnement », a indiqué Abdessalam Belaraj, figure active de la presse locale, dans une déclaration à la MAP.

Il a ajouté dans le même cadre, que les différents acteurs de la ville ont mobilisé d’importants moyens financiers et logistiques pour soutenir cette catégorie durant la période de l’Aid Al Adha, suivant un plan d’action qui vise à changer les habitudes et les comportements des citoyens afin de les impliquer dans les efforts pour la propreté de la ville et la préservation du système environnemental.

Mettant l’accent sur les efforts fournis par les éboueurs lors de l’Aid, Said Dahou, en charge du service des travaux municipaux au niveau de la province, a de son côté, indiqué que la commune urbaine a pris plusieurs mesures en partenariat avec l’autorité provinciale et locale, la société civile et le secteur privé afin de « rendre Aid Al Adha, cette année, une fête sans ordures ».

Il a précisé que ces mesures, consistent essentiellement à distribuer 70.000 sacs de plastiques aux citoyens, pour faciliter la tâche des éboueurs.

MAP / Abdelatif Al Harbili

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