Politique

La rentrée parlementaire s’annonce chaude

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parlementUne nouvelle session parlementaire s’ouvrira vendredi avec en toile de fond une rentrée sociale qui s’annonce chaude, une lutte acharnée entre opposition et majorité et les attentes des citoyens

L’institution législative se trouve ainsi confrontée à plusieurs enjeux, notamment l’accélération de la cadence de législation d’une part, la contrainte de temps et l’adoption de plusieurs lois organiques relatifs à la mise en œuvre de la constitution de 2011 d’autre part.

Outre les projets de lois relatifs aux prochaines échéances électorales, la session parlementaire devra continuer à mettre en oeuvre certains textes notamment les projets de lois relatifs à la réforme de la justice, les régimes de retraite et la loi de finances.

Face à un agenda législatif chargé, le parlement devra aussi gérer la contrainte de temps, ce qui peut influer négativement sur le bilan de l’institution législative, qualifié par certains observateurs de « faible » et en deçà des prévisions lors de la session précédente, malgré que la constitution ait élargi considérablement le domaine de la loi.

Action législative et calculs politiques

Le parlement est appelé également à mettre en application les nouvelles dispositions constitutionnelles afin de réhabiliter le rôle législatif et de contrôle de l’institution et éviter par la même de la transformer en un lieu de polémique politique.

Le ministre chargé des relations avec le Parlement, Lahbib Choubani a souligné, à cet égard, qu’il faut distinguer entre l’action législative et les calculs politiques et électoraux étriqués, appelant à ouvrir un débat sérieux et constructif sur les principaux textes de loi en suspend. M. Choubani a appelé dans une déclaration à la MAP, à hisser le niveau des relations entre le gouvernement et le Parlement, soulignant que l’enjeu de la prochaine session sera de pouvoir promulguer les lois organiques essentiellement celles relatives à la régionalisation et ce sur la base du rapport de la Commission consultative de la régionalisation, et au Conseil national des langues et de la culture marocaine et à la langue amazighe.

Les différents acteurs politiques seront aussi devant le défi de respecter l’agenda législatif élaboré par le gouvernement dans le cadre de son plan législatif et garantir la qualité des textes, sachant que les deux tiers du temps législatif se sont expirés alors que les principaux textes ne sont pas encore soumis au parlement notamment ceux concernant la justice, la presse et l’édition et les projets encadrant les prochaines élections.

Outre la nécessité de garantir la qualité des textes juridiques, le débat sur les conditions d’honnêteté des premières élections communales, professionnelles et régionales sous l’ère de la nouvelle constitution figurera parmi les principaux défis des acteurs politiques qu’il soit de la majorité ou de l’opposition

Améliorer l’action législative

Dans le cadre des préparatifs à la prochaine rentrée, les groupes de la majorité ont tenu une rencontre la semaine dernière durant laquelle ils ont appelé à redoubler d’efforts en vue d’améliorer l’action législative et de contrôle, et aller de l’avant en garantissant les meilleures conditions de travail et de gestion rationnelle du temps législatif.

« Les demandes récurrentes de report présentées par certains groupes auprès des commissions parlementaires entre les deux sessions entravent le cours normal de leurs travaux et impactent négativement l’action législative du parlement », ont affirmé les groupes de majorité dans un communiqué.

La nouvelle session parlementaire intervient aussi à un moment où les groupes de l’opposition persistent dans la critique du gouvernement et de ses propositions et l’accusent même de dominer l’action législative.

L’opposition estime qu’il faut respecter le rôle fondamental du parlement, qui est la législation, un rôle qui implique que les propositions de lois doivent émaner principalement du parlement et non le contraire.

Le gouvernement et ses groupes doivent considérer l’opposition en tant que partenaire de l’action législative et parlementaire en général et non comme un rival politique qu’il faut écarter. La prochaine session parlementaire offrira également une occasion pour débattre des projets de lois concernant la retraite et la compensation, des textes qui laissent présager une rentrée sociale chaude marquée par le rejet des centrales syndicales des propositions du gouvernement concernant ces deux dossiers.

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