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Un mort d’Ebola au Texas – nouvelles hospitalisations en Espagne

Les Etats-Unis ont évoqué une « crise mondiale urgente » après la mort d’un malade d’Ebola au Texas. En Espagne, deux nouvelles personnes ont été hospitalisées par précaution depuis mardi soir, mais le chef du gouvernement Mariano Rajoy et l’OMS ont appelé au calme.


Le patient libérien atteint d’Ebola, le premier à avoir été diagnostiqué hors d’Afrique, est décédé mercredi matin à Dallas où il était hospitalisé, a annoncé l’hôpital. Quelques minutes plus tard, le secrétaire d’Etat John Kerry a exhorté devant la presse la communauté internationale à faire davantage exigeant une « réponse mondiale urgente ».


A ses côtés, son homologue britannique Philip Hammond a, lui aussi, critiqué le fait « qu’il n’y a toujours pas assez de pays capables de faire la différence » dans la lutte contre Ebola.


Enorme impact en Afrique
De son côté, un conseiller de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en Europe a dénoncé le « manque de sensibilité honteux » des Européens « face à la douleur des populations africaines ». L’Afrique ne compte en effet « pas un cas mais des milliers d’infectés et de morts », a estimé Jose Maria Martin Moreno sur la radio Ser.


La fièvre hémorragique a fait 3439 morts en Afrique de l’Ouest sur 7478 cas enregistrés dans cinq pays (Sierra Leone, Guinée, Liberia, Nigeria, Sénégal), selon un bilan de l’OMS arrêté au 1er octobre.


Le coût économique d’Ebola pour l’Afrique de l’Ouest pourrait dépasser 32 milliards de dollars d’ici à la fin 2015 si l’épidémie venait à s’étendre hors des trois pays actuellement les plus touchés (Liberia, Guinée, Sierra Leone), selon la Banque mondiale.


Risque bas en Europe
En Europe, des cas sporadiques de l’Ebola sont inévitables, en raison des voyages entre l’Europe et les pays touchés en Afrique de l’Ouest, a, de son côté, indiqué à Genève la directrice régionale pour l’Europe de l’OMS, Zsuzsanna Jakab.


« Toutefois, le risque d’une propagation du virus Ebola en Europe peut être prévenu et il est extrêmement bas », a-t-elle ajouté. Selon elle, les pays européens sont parmi les mieux préparés pour prévenir une flambée de la fièvre hémorragique.

AFP

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