Politique

Grève générale du 29 octobre: Le gouvernement réagit

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conseilLe gouvernement a exprimé ses regrets suite à l’appel à la grève générale nationale lancée par certains syndicats pour le 29 octobre, et dont il affirme ne comprendre ni les motivations ni les causes.

Dans une déclaration à la presse, à l’issue du conseil de gouvernement réuni jeudi, le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, a ajouté que l’exécutif estime que cette grève pourrait porter atteinte à la paix sociale dont jouit le Maroc dans son environnement.

« Le gouvernement, tout en réaffirmant que la grève est un droit constitutionnel garanti, exprime ses regrets suite à cette démarche dont il ne comprend ni les motivations et ni les causes et qui pourrait porter atteinte à la paix sociale qui distingue le Maroc dans son environnement », a dit le ministre.

« Les grèves ne résoudront pas la crise des retraites »

Les grèves ne résoudront pas la crise du régime des retraites et le gouvernement est déterminé à assumer sa responsabilité dans la concrétisation de cette réforme vitale, qui tarde depuis une décennie, et ce, en dépit de son coût financier et politique.

Le gouvernement a mené des concertations sur cette réforme et réuni le 30 janvier 2013, en présence des syndicats, la commission nationale chargée de la réforme des retraites, une instance qui ne s’est pas réunie depuis 2007.

Il a de même convoqué le 4 décembre 2013 une deuxième réunion avec les syndicats, mais nombre d’entre eux n’ont pas répondu à l’appel, a poursuivi El Khalfi.

Une seconde rencontre de la commission a eu lieu le 18 juin 2014, et une première mouture du projet de réforme a été adressée au Conseil économique, social et environnemental, en sa qualité d’institution constitutionnelle consultative à ce sujet, et ce, en vue d’approfondir davantage le débat.

CMR : Le déficit estimé à 135 milliards de DH à l’horizon 2023

Le ministre a expliqué que le régime des retraites fait face au danger d’un épuisement des réserves de la Caisse Marocaine des Retraites (CMR) qui a commencé cette année à puiser dans ses réserves, précisant que ces réserves risquent de se tarir totalement pour atteindre un déficit estimé à 135 milliards de DH à l’horizon 2023, si aucune réforme n’est mise en œuvre.

De même et suivant ce scénario, la CMR sera dans l’incapacité de payer les pensions, chose que l’on ne peut pas permettre, a-t-il affirmé.

La réforme du régime des retraites deviendra obligatoire, en vertu de la Loi, et coûtera davantage en 2018. De plus, les syndicats n’ont formulé aucune proposition alternative et pratique et le projet de réforme final n’a pas encore été adopté, ce qui rend toute protestation infondée.

Le gouvernement, a-t-il soutenu, s’est engagé à procéder à une réforme du régime des retraites dans son ensemble en focalisant dans un premier temps sur la réforme nécessaire du régime des pensions civiles, qui est de nature à préserver les acquis des affiliés jusqu’à la date de réalisation de la réforme, ainsi que la situation des retraités actuels et leurs ayants droits.

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