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Mahjouba, une jeune sahraouie séquestrée par le Polisario à Tindouf

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mahjoubaMahjouba Mohamed Hamdidaf, une jeune sahraouie âgée d’à peine 23 ans, est séquestrée depuis plusieurs semaines, contre son gré, dans les camps de Tindouf.

Mahjouba Mohamed Hamdidaf, une jeune sahraouie âgée d’à peine 23 ans, est séquestrée depuis plusieurs semaines, contre son gré, dans les camps de Tindouf, une zone notoire de non droit au sud-ouest de l’Algérie, au mépris des droits humains les plus élémentaires par le fait des milices du polisario, un mouvement sonné par le rejet sans équivoque de la thèse du séparatisme de par le monde.

Rappelons les faits tels qu’ils ont été relatés tout récemment par le quotidien espagnol à grand tirage « El Mundo »: Mahjouba, qui porte la nationalité espagnole depuis 2012, s’était rendue dans les camps de Tindouf, l’été dernier, pour visiter ses parents biologiques pour se voir retirer son passeport et son argent dans le but de l’empêcher de retourner en Europe.

Si l’atrocité et le caractère exécrable et répugnant de cet acte inhumain, voire barbare, n’étonne plus de la part d’une direction polisarienne, dont la collusion avec les groupes terroristes et les bandes criminelles transnationales n’est plus à démontrer, il n’en reste pas moins que les suppôts des séparatistes, qui se déclarent volontiers de farouches partisans des droits de l’Homme sont aujourd’hui embarrassés par le cas Mahjouba, eux qui mettent allégrement à profit et de manière dévergondée la liberté d’expression au Maroc pour instrumentaliser la question des droits de l’Homme.

Aminatou Haidar, auto-proclamée pasionaria des droits de l’Homme, est aujourd’hui aux abonnés absents. Le cas humain de cette jeune sahraouie n’interpelle rien en elle, elle dont la réputation a été sérieusement et irréversiblement écornée après qu’un document déclassifié ait révélé que cette « militante » professionnelle émarge dans les comptes personnels du chef du polisario, Mohamed Abdelaziz, parmi seize autres pro-séparatistes de l’intérieur qui sillonnent le monde avec des passeports marocains, qui plus est, dans le but de cacher la misère de milliers de pensionnaires des camps de Tindouf.

Un appel au sursaut du droit de l’hommisme international

Le cas de Mahjouba, dont l’ambition si caractéristique des jeunes filles de son âge l’a poussé à travailler depuis quelques mois pour le compte de la « Marie Curie Foundation Care » à Londres, renseigne encore une fois sur la dégradation de la situation des droits de l’Homme dans les camps de Tindouf, où les populations séquestrées subissent, à une échelle industrielle, les affres et les diktats d’une caste polisarienne mercantiliste et économiquement vorace.

La réalité, qui prévaut aujourd’hui dans les camps de Tindouf, constitue une tâche noire sur la carte du droit de l’hommisme international appelé au sursaut pour ne pas être coupable de posture de repli face à une tragédie humaine entretenue par un pouvoir algérien cynique qui voit encore le monde à travers les paramètres doctrinaux de la guerre froide.

C’est dans ce contexte que des leaders d’opinions aux Etats-Unis s’élèvent pour souligner l’impératif géostratégique de fermer purement et simplement les camps de Tindouf, devenus un mouroir à ciel ouvert, à défaut de quoi, mettent-ils en garde, la sécurité régionale serait sérieusement mise à mal par les groupes terroristes qui se réclament de l’idéologie funeste d’Al-Qaïda et de l’Etat islamique.

Les amis et la famille de la jeune Mahjouba ont lancé une pétition sur Internet intitulée « Free Mahyuba » qui a déjà recueilli pas moins de 4.000 signatures pour les présenter au ministère espagnol des Affaires étrangères en vue de la faire sortir de ce calvaire.

La communauté internationale des droits de l’Homme se doit de réagir face à cette tragédie et d’accompagner cet effort noble. L’avenir d’une jeune fille en dépend tout comme celui des milliers des séquestrés dans les camps de Tindouf.

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