Politique

Après Mahjouba, une autre fille séquestrée dans les camps de Tindouf

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darya-tenerife-retenida-Après l’affaire de la jeune Mahjouba Mohamed Hamdidaf, un autre cas de séquestration vient d’éclater dans les camps de la honte à Tindouf, sur le territoire algérien.

Il s’agit de la jeune sahraouie Darya Embarek Selma, âgée à peine de 25 ans, et retenue contre son grès depuis près d’une année par sa famille biologique qui lui interdit, avec la complicité de la direction du Polisario, de revenir à l’île canarienne de Tenerife, où elle vivait avec ses parents adoptifs et suivait ses études universitaires.

En dépit des tentatives du soi-disant représentant des séparatistes dans l’archipel canarien, le dénommé Hamdi Mansour, d’occulter cette affaire de peur de déclencher une mobilisation à l’instar de celle qu’avait suscitée l’affaire de la jeune Mahjouba, certains milieux politiques dans l’archipel ont commencé à bouger et à soulever ce cas, qui reflète au monde la situation dramatique que vit la population dans les camps de Tindouf, dans le sud de l’Algérie.

La dernière réaction est venue vendredi du Conseil municipal de Tenerife, qui a rompu le silence et qui réclame la libération de la jeune Darya, tout en condamnant « fermement » la situation de cette jeune fille.

« Free Darya »

A l’issue d’une réunion extraordinaire tenue vendredi dernier, le Conseil municipal de Tenerife a en effet adopté à l’unanimité une « Déclaration institutionnelle » dans laquelle il réclame l’intervention des gouvernements autonome des Iles Canaries et central pour entreprendre les « démarches nécessaires » en vue de permettre le retour de Darya aux îles Canaries afin de retrouver ses parents adoptifs.

Des sympathisants de cette victime ont également mis en ligne une plateforme baptisée « Free Darya » en appelant à sa libération et à son retour à Tenerife.

Darya était arrivée en 2001 à l’île de Tenerife dans le cadre du programme de propagande du Polisario « Vacances en paix », qu’organisent chaque été les séparatistes en exploitant des enfants à des fins politiques.

Elle s’était rendue en janvier dernier à Tindouf pour visiter son père biologique malade, mais depuis cette date, elle est retenue contre sa volonté et empêchée de retourner en Espagne pour poursuivre ses études supérieures.

« Je n’ai pas de moyens pour sortir »

« Je me trouve retenue contre ma volonté, parce que je n’ai pas de moyens pour sortir » d’ici, affirme cette jeune fille dans une lettre adressée aux membres du Cabildo (Conseil municipal) de Tenerife et lue pendant la séance plénière de cette corporation canarienne. La victime lance un « SOS  » et insiste sur le fait qu’elle voulait prendre « ses décisions par elle-même » et décider son futur par elle-même.

Après plusieurs mois d’attente, Darya a décidé enfin de dénoncer sa situation en accord avec sa famille adoptive dans les médias, a rapporté le journal espagnol  » ABC  » sur son site.

A signaler que l’autre séquestrée Mahjouba Mohamed Hamdidaf, 23 ans, avait été libérée après 90 jours de séquestration dans les camps de Tindouf grâce à la mobilisation internationale et aux fortes pressions exercées sur le Polisario en Espagne et ailleurs.

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