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Corruption: le Maroc grimpe au classement de Transparency

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corruption_MarocLe Maroc a amélioré son classement en matière de lutte contre la corruption occupant désormais le 80ème rang parmi 175 pays du monde, selon le rapport 2014 de Transparency International.

Selon le dernier classement de Transparency International de l’indice de perception de la corruption à travers le monde, le Maroc est passé de la 91ème place sur les 177 pays classés en 2013 à la 80ème place sur les 175 pays classés en 2014.

Il s’agit d’un progrès important et de l’amorce d’un nouveau départ sur la voie d’une amélioration nette de la position du Royaume en matière de lutte contre la corruption après des années de recul, a dit le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, dans une déclaration à la presse à ce sujet, faisant savoir que ce classement est établi par six agences spécialisées dans ce domaine.

El Khalfi a relevé que les mesures gouvernementales prises pour réaliser ce progrès ont contribué à lutter contre la corruption, précisant qu’il a été procédé à l’activation du transfert automatique à la justice de l’ensemble des dossiers des crimes financiers présentés par la Cour des comptes.

Il a relevé, dans le même sens, qu’une commission spécialisée du ministère de la Justice et des libertés examine les rapports de la Cour des compte, dont certains sont transférés au parquet suivant les conclusions de l’examen, faisant savoir que 21 dossiers ont été transférés dans ce cadre durant l’année 2014.

Un nouveau cadre législatif pour l’ICPC

Le Conseil de gouvernement, a-t-il poursuivi, a adopté un nouveau cadre législatif pour l’Instance centrale de prévention de la corruption visant à renforcer son rôle en la matière et qui a été soumis au Parlement, outre l’adoption des principes de concurrence et de transparence dans le domaine d’exploitation des carrières, à travers une loi spéciale adoptée par le conseil et soumise au Parlement pour parachèvement de la procédure législative.

Il a été procédé aussi, selon El Khalfi, à l’amélioration de la transparence des finances publiques dans le cadre de l’adoption d’un nouveau projet de loi organique des Finances, ainsi qu’à l’augmentation du nombre des opérations d’audit et de contrôle effectuées par l’Inspection générale des finances (113 opérations) et à l’élaboration de 255 rapports en 2013.

Les ressources humaines et structures organisationnelles des inspections générales de plusieurs ministères ont été renforcées, dans le cadre des efforts visant le renforcement de l’efficacité de leurs opérations, a-t-il ajouté dans le même cadre.

Près de 8.600 dossiers soumis à la justice en 2013

Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, a fait savoir, en outre, que le nombre d’affaires de corruption soumises à la justice a augmenté pour s’établir à 8.597 dossiers en 2013.

Dans le cadre du renforcement du rôle de la justice dans la lutte contre la corruption, il a été procédé à l’adoption d’un projet de loi relatif au Conseil supérieur du pouvoir judiciaire dont l’un des objectifs est la moralisation de l’action judiciaire avec l’entame de la publication des verdicts du Conseil supérieur de la magistrature relatifs aux procédures disciplinaires, a-t-il noté, ajoutant qu’une amélioration des indices liés au climat des affaires et à la concurrence a été constatée, notamment grâce à la simplification de certaines procédures administratives et à l’adoption de techniques modernes en la matière et d’autres mesures au niveau administratif.

El Khalfi a rappelé que plusieurs administrations et départements gouvernementaux ont adopté la procédure de réception des doléances via Internet, précisant que le ministère de la Justice et des libertés a reçu à lui seul en 2013 un total de 2.000 plaintes via Internet sur les 9.000 doléances reçues.

« Des défis restent encore à relever »

Evoquant le rôle de la presse dans le traitement des affaires de corruption, El Khalfi a souligné que le Maroc a enregistré un progrès sur le plan des indices de liberté d’expression, d’efficacité et de veille de la société civile et de la presse écrite et électronique en rapport avec la lutte contre la corruption, rappelant que le gouvernement a mis en place un site électronique pour la réception des plaintes liées à la corruption.

Relevant que le gouvernement se félicite de l’importance de toutes ces mesures prises, le ministre estime que des défis restent encore à relever. Il a dans ce sens indiqué que l’exécutif est déterminé à poursuivre le processus de promotion de la bonne gouvernance et de lutte contre la corruption, à la lumière des dispositions de la nouvelle Constitution et dans le cadre de l’avancement de l’action du ministère chargé de la Fonction publique et de la modernisation de l’administration dans l’élaboration d’une stratégie nationale de lutte contre la corruption dans la perspective de son adoption.

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