Cinéma

FIFM: Le public retient son souffle avant l’arrivée des grandes stars

fiadim
fiadimLe Festival International du Film de Marrakech (FIFM) s’apprête à ouvrir vendredi soir sa fenêtre sur les cinémas du monde pour une 14ème édition qui s’annonce aussi prometteuse que les précédentes.

Le Festival International du Film de Marrakech (FIFM) s’apprête à ouvrir vendredi soir sa fenêtre sur les cinémas du monde pour une 14ème édition qui s’annonce aussi prometteuse que les précédentes de par la qualité de ses invités et des œuvres qu’elle offre à découvrir, au grand bonheur des cinéphiles et habitués du festival qui attendent avec impatience la première montée des marches et l’apparition des grandes stars à l’affiche.

L’arrivée de Adel Imam sera sans doute l’un des moments forts et des plus attendus lors de la soirée d’ouverture où un hommage lui sera rendu avant de se rendre à la Place mythique de Jemaa El Fna pour la présentation du film « Alzheimer » (2010) où il campe le rôle principal, devant ses fans et le beau public marrakchi qui lui avait réservé l’année dernière un des accueils les plus chaleureux.

Après avoir honoré l’année dernière la Française Juliette Binoche, le Marocain Mohamed Khouyi, le Japonais Kore-Eda Hirokazu, l’Américaine Sharon Stone et l’Argentin Fernando Solanas, le Festival continue sur sa lancée de rendre hommage aux grandes figures du cinéma mondial, en célébrant aussi le grand acteur britannique Jeremy Irons et l’acteur et réalisateur américain Viggo Mortensen.

Le cinéma japonais à l’honneur au FIFM

A ces hommages vient s’ajouter celui qui sera réservé au cinéma japonais. Le Festival accueillera à cette occasion une importante délégation d’acteurs, réalisateurs et producteurs, mais il profitera aussi pour mettre en lumière les maîtres du Levant de l’histoire du cinéma du Japon: de Yasujiro Ozu à Kore-Eda Hirokazu, en passant par Kenji Mizoguchi, Mikio Naruse, Akira Kurosawa, Nagisa Oshima, Shohei Imamura, Takeshi Kitano, Hayao Miyazaki, Shinji Aoyama, Naomi Kawaze, Kyoshi Kurosawa, Mamoru Oshii, Takashi Miike et Masaki Kobayashi.

En signe d’encouragement au cinéma marocain, le Festival met à l’honneur deux figures de la production cinématographique nationale, Zakaria Alaoui et Khadija Alami qui ont brillé par leur participation à la direction de plusieurs grandes productions étrangères au Maroc, une manière de rendre hommage à « l’ensemble des professionnels marocains œuvrant pour le développement de ce secteur à fort potentiel économique ».

Mais, au-delà de l’intensité des hommages en tant que moments forts, le cœur du festival restera la sélection officielle. Au total 22 nationalités y sont représentées avec 87 films, dont quinze en compétition programmés lors de cette édition qui sera ouverte par le film anglais « The theory of everything » (une merveilleuse histoire du temps) de James Marsh et sera clôturée par le film américain « A most violent year » de J.C. Chandor.

Isabelle Hupert, présidente du jury long-métrage

La présidence du jury long-métrage du festival a été confiée à la comédienne française Isabelle Huppert, qui succède ainsi à Martin Scorsese, John Boorman ou Emir Kusturica. Elle s’est dite « très heureuse de répondre à l’invitation du Festival de Marrakech pour présider cette quatorzième édition », tout en étant « ravie à cette occasion d’aller à la rencontre du public marocain, de partager sa curiosité, son enthousiasme et sa soif de découvrir des cinématographies du monde entier comme les sélections précédentes nous en ont donné l’occasion ».

Pour départager les quinze longs métrages en lice pour la très convoitée Etoile d’Or, elle sera assistée par le réalisateur, scénariste et auteur marocain Moumen Smihi, le réalisateur, scénariste et producteur indien Ritesh Batra, la réalisatrice et scénariste danoise Susanne Bier, le réalisateur, scénariste, producteur et compositeur Bertrand Bonello, la comédienne et réalisatrice française Mélanie Laurent, le réalisateur, scénariste et metteur en scène de théâtre et d’opéra italien Mario Martone, le réalisateur, scénariste et producteur roumain Christian Mungiu et le comédien et réalisateur anglais Alan Rickman.

Les quinze films en compétition sont « The blue Elephant » (Egypte) de Marwan Hamed, « Chigasaki Story » (Japon) de Takuya Misawa, « Chrieg » (Suisse) de Simon Jaquemet, « Corrections class » (Russie et Allemagne) d’Ivan I. « Tverdovsky, Everything we loved » (Nouvelle-Zélande) de Max currie, « The keeping room » (USA) de Daniel Barber, « Labour of Love » (Inde) d’Aditya Vikram Sengupta, « The last hammer blow » (France) d’Alix Delaporte, « Mirage » (Hongrie et Slovaquie) de Sczabolcs Hajdu, « Nabat » (Azerbaïdjan) d’Elchin Musaoglu, « No one’s child » (Serbie) de Vuk Rsumovic, « L’orchestre des aveugles » (Maroc-France) de Mohamed Mouftakir, « Red rose » (France, Grèce, Iran) de Sepideh Farsi, « The Sea fog » (Corée du sud) de Shim Sung-bo et « Things people do » (USA) de Saar Klein.

Comments
To Top