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Abdellah Baha : des funérailles dignes d’un grand rassembleur

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La mort tragique de Abdellah Baha a rassemblé tout le monde. Ils étaient tous là lui dire Adieu. Un cortège funèbre de plusieurs centaines de mètres…

Difficile de ne pas assister aux funérailles de Abdellah Baha, du moment que l’on a la possibilité. Discret dans la vie, tout ministre d’Etat qu’il était, donc numéro deux du gouvernement et depuis une dizaine d’années numéro deux du PJD, feu Baha a réuni autour de sa dépouille tout le monde, toutes tendances politiques confondues.

Sa mort subit, dimanche 7 décembre ans la soirée, a été ressentie comme un choc terrible pour l’homme de la rue comme pour l’ensemble de la classe politique. Ce n’était pas étonnant de voir la maison du chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, dès la matinée du lundi pratiquement envahie par les délégations partisanes et associatives, des cadres et militants du PJD et de personnes anonymes venues présenter leurs condoléances.

Aussi a-t-on vu chez M. Benkirane, Hamid Chabat, conduisant une importante délégation de l’Istiqlal, très ému rendant un hommage des plus élogieux au défunt alors que les relations entre l’Istiqlal et le PJD sont exécrables. On a vu aussi Abderrahmane Benameur dirigeant du PADS, parti qui refuse de prendre part aux élections les considérant truquées et leurs résultats connus d’avance. On a également vu Hassan Tarik de l’USFP presque en pleurs… Entre autres faits marquant de ce lundi 8 décembre. Sans oublier le conseiller du Roi, les ministres et les parlementaires.

Mais, le mardi 9 décembre, c’est le temps des funérailles. Des funérailles qui ont eu lieu après la prière d’Addohr au cimetière Chouhada à Rabat. Tout ce que compte le Maroc comme personnalités politiques civiles et militaires ont été présents. Des funérailles présidées par le prince Moulay Rachid et qui ont été marquées également par la présence de Mohamed Yacine Mansouri, patron de la DGED, du général Hosni Benlimane, commandant de la Gendarmerie royale, les membres du gouvernement, la direction et les cadres du PJD, plusieurs chefs de parti et leurs dirigeants…

L’ampleur de la tristesse

« Il y a du monde. C’est normal, le défunt n’avait de problème avec personne. Il prenait sur lui même pour régler les problèmes des autres. Au PJD, il va nous manquer surement », déclare, à Menara.ma, la voix cassée Slimane Amrani, membre du secrétariat national du PJD. Quant à Mustapha Ramid, ministre de la Justice et également du secrétariat national du parti, il n’arrive pas à articuler. L’émotion et les larmes ne laissent plus de place aux paroles. « C’est une grande perte pour le pays et pour moi », nous dit-il difficilement… Même son de cloche chez son collègue au gouvernement, dirigeant du PJD, Mustapha El Khalfi pour qui aucun mot ne peut décrire réellement la vérité des ses sentiments et l’ampleur de sa tristesse. « Que Dieu ait son âme, il était un sage… », déclare-t-il…

Quand Amine, le fils du défunt a commencé à lire le message de condoléances adressé par SM le Roi à la famille du défunt, c’est le silence absolu. A part des sanglots étouffés ou des éternuements de quelques uns, rien ne bise ce silence. Une infinie tristesse se lit sur les visages.

Des jeunes et des moins jeunes faisaient partie du cortège funèbre. « Je ne le connaissais pas vraiment, de nom peut être, mais quand j’ai appris qu’il était mort dans un accident tragique, je n’ai pas pu retenir mes larmes et j’ai tenu aujourd’hui à l’accompagner dans sa dernière demeure. On dit beaucoup de bien sur lui… », raconte un étudiant habitant au quartier l’Océan à Rabat, pas très loin de la maison de feu Baha.

Un cortège funèbre de plusieurs centaines de mètres. Où les divergences politiques ont été remisées et où tout un chacun avait des raisons particulières de regretter M. Baha.

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