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Maroc: heurts entre étudiants et policiers à Oujda, des blessés graves

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universiteDes affrontements entre étudiants grévistes et forces de l’ordre ont fait lundi au moins 20 blessés, dont quatre sont dans un état grave, sur un campus d’Oujda, dans le nord-est du Maroc, ont indiqué les autorités locales et une ONG.

D’après la préfecture de la ville, citée par l’agence MAP, plusieurs membres des forces de l’ordre ont été atteints par des jets de pierre. Grièvement touchés, deux policiers ont été hospitalisés en soins intensifs, selon la même source. Des véhicules de police ont également été endommagés, est-il précisé.

Il n’est en revanche pas fait mention d’éventuels blessés parmi les étudiants, ni d’interpellation.

Interrogé par l’AFP, un membre de la section locale de l’Association marocaine des droits humains (AMDH, indépendant) a pour sa part affirmé qu’au moins 20 personnes, dont des étudiants, avaient été blessées.

Parmi ces derniers, deux ont également été grièvement touchés, dont un renversé par une fourgonnette, selon la même source. Les étudiants affirment qu’au moins quatre personnes ont été arrêtées, a-t-elle ajouté, sous couvert d’anonymat.

La préfecture affirme que les forces de l’ordre sont intervenues en matinée, sur demande de la présidence de l’université Mohammed 1er, où des étudiants empêchaient l’accès à certains cours de masters.

Selon le site d’informations H24 et le membre local de l’AMDH, il s’agissait d’élèves en droit observant une grève de 30 jours contre des modalités d’examens.

Sur une vidéo postée sur YouTube, on peut voir plusieurs fourgonnettes de police copieusement caillassées par des dizaines de jeunes adultes.

Ces derniers mois, les autorités marocaines ont annoncé une batterie de mesures afin de lutter contre les violences –récurrentes– sur certains campus du royaume.

Au printemps, après le décès d’un jeune islamiste dans des affrontements entre factions étudiantes à Fès (centre), le ministère de l’Intérieur a indiqué que les forces de l’ordre seraient désormais autorisées à prendre l’initiative d’intervenir –en accord avec les responsables universitaires– sur les campus en cas de menace à la sécurité ou à l’ordre public.

Fin novembre, une manifestation étudiante visant à protester contre un durcissement de la législation a par ailleurs été dispersée par la force à Rabat, la capitale.

Ses organisateurs entendaient protester contre une proposition de loi qui prévoit notamment une peine de un an à cinq ans de prison et plusieurs milliers d’euros d’amende pour violences mais aussi participation à des manifestations au sein des universités et cités universitaires.

D’après le ministre de l’Intérieur Mohamed Hassad, plus de 30 incidents ont eu lieu sur des campus marocains lors de l’année scolaire 2013-14, entraînant l’arrestation de plus de 120 personnes.

afp

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