Politique

Presse: Le bureau politique de l’USFP destitue Abdelhadi Khairat

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khairatLe bureau politique de l’Union socialiste des Forces populaires (USFP) a décidé de destituer Abdelhadi Khairat de son poste de directeur des quotidiens « Libération » et « Al Ittihad Al Ichtiraki » et de le confier au président de la commission nationale du parti, Habib El Malki. Le bureau a indiqué, jeudi dans un communiqué, « avoir pris toutes les dispositions juridiques nécessaires à cet effet » et « en avoir informé M. Khairat » par la voie légale, soulignant que cette démarche « est légale et intervient pour préserver l’organe médiatique du parti ». Le bureau politique de l’USFP a, de même, précisé avoir mis en oeuvre une décision prise par la commission administrative nationale lors de sa dernière session et relative à l’organe de presse du parti, précisant que l’enregistrement des quotidiens « Libération » et « Al Ittihad Al Ichtiraki » au nom de l’USFP « ne procède pas d’un conflit des personnes (…) mais représente une décision prise par la commission administrative qui a demandé la récupération des avoirs du parti qui doivent être inscrits en son nom, conformément à la loi sur les partis ».

Cette mesure fait également suite à la 2ème décision de la commission, en date du 27 décembre 2014, recommandant au bureau politique d’accélérer l’enregistrement du patrimoine de l’USPF au nom du parti, avec le recours aux procédures légales si nécessaires pour protéger ces avoirs, poursuit le communiqué, soulignant que le bureau a été chargé de mettre en oeuvre ces décisions à travers l’adoption des propositions de la commission administrative nationale par le biais de l’adoption des propositions de la commission de la communication et de l’information qui en est issue concernant la restructuration des quotidiens « Libération » et « Al Ittihad Al Ichtiraki » sur les plans administratif, juridique et politique ».

Sur la base des décisions de la commission administrative nationale, fondées sur les résolutions de la commission de la communication et de l’information, le bureau politique a entrepris toutes les démarches administratives nécessaires pour enregistrer les deux quotidiens et les biens qui en relèvent au nom de tous les militants du parti, conformément à la loi sur les partis et au statut de l’USFP, a relevé le communiqué, affirmant que « cette décision est en phase avec la situation de tous les partis politiques marocains qui possèdent des journaux, et que personne n’a contestée ». Et d’ajouter que la loi régissant les sociétés met l’accent sur la nécessité d’une gestion transparente et la présentation des comptes financiers, des programmes et des plans d’action devant le conseil d’administration, ainsi que la gestion rationnelle fondée sur la définition d’objectifs et leur réalisation, des paramètres jusque là totalement absents du mode de gestion des deux quotidiens de l’USFP, selon la même source.

A cet égard, note le bureau, la commission administrative nationale a décidé une révision globale de la gestion en vue de développer les médias du parti, de préserver leur continuité et de protéger les droits des employés. Le communiqué revient également sur ce qu’il a qualifié de « déclarations attentatoires au parti de la part d’un dirigeant supposé présider aux destinées de ses organes de presse », précisant que « compte tenu de toutes ces données, le bureau politique a décidé de démettre M. Khairat de ses fonctions de directeur de ces deux journaux pour les confier au président de la commission administrative nationale du parti, Habib El Malki ». Le bureau précise également « avoir entrepris toutes les démarches à l’amiable et engagé des négociations avec M. Khairat, à travers plusieurs personnalités qui ont tenté la médiation en vue d’éviter les conflits. Toutefois, l’ex-directeur a rejeté toutes les propositions et s’est accroché à la direction des deux publications ». Pour le bureau, la décision de l’ex-directeur de suspendre la parution des deux quotidiens du parti « est dangereuse, car d’une part, elle menace le sort des employés, et d’autre part, elle constitue une première dans l’histoire de la presse ittihadie, qui n’a jamais cessé de paraître, sauf quand elle y était contrainte, et partant, le parti prendra les mesures légales nécessaires contre cette décision injuste au vu des préjudices moral et matériel qui en résultent ».

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