Economie

Le début 2015 s’annonce « assez prometteur » pour l’économie marocaine

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Economie-marocaineLes perspectives de l’activité économique s’annoncent, en ce début d’année, assez prometteuses.

Les principaux facteurs agissant sur la dynamique de croissance présentent des configurations en amélioration sensible, a estimé le Centre marocain de conjoncture (CMC).

« Le redressement attendu de la production agricole à la faveur d’une pluviométrie abondante, conjugué aux pronostics de reprise progressive de la demande, permettra d’envisager un net infléchissement du cycle de croissance. La hausse prévisible du PIB pourrait atteindre dans ces conditions 5,1 % en 2015 », a précisé le CMC, qui vient de publier sa dernière lettre mensuelle « Maroc Conjoncture », un spécial sur les perspectives économiques 2015.

Cette estimation prend également en considération l’évolution de l’activité économique au niveau mondial, qui ne cesse d’afficher des signes de consolidation d’un trimestre à l’autre. Pour 2015, le FMI prévoit une croissance mondiale de 3,8 %, mais elle reste globalement inégale et faible ainsi qu’exposée à de nombreux risques de baisse. En zone Euro, principal partenaire économique du Maroc, les perspectives se caractérisent par une reprise modeste, avec une croissance de 0,8 % en 2014 et 1,3 % en 2015, et une inflation très réduite.

La prévision de croissance est différenciée dans les pays émergents partenaires, dans la mesure où elle sera vigoureuse en Inde et atone au Brésil, rappelle le CMI, notant que l’effet global sur les exportations du Maroc devrait être « positif mais d’ampleur modeste ».

Au plan monétaire, Bank Al-Maghrib (BAM) a procédé à un net desserrement de sa politique monétaire en réduisant par deux fois, en septembre et en décembre, son taux directeur pour le ramener à 2,5 %, soit le niveau le plus bas observé durant la période 1995-2014, ajoute le document, rappelant que cette baisse survient après celle qui a consisté à abaisser, en mars dernier, le taux de la réserve monétaire de 2 points de pourcentage pour le ramener à 2 % contre 4 % en vigueur depuis septembre 2009.

Ces mesures de desserrement de la politique monétaire cherchent à répondre aux besoins de liquidité des banques, dans le but de réunir les conditions favorables au financement de cette reprise de la croissance qui se profile pour 2015, observe le CMI.

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