Politique

Mise en détention de trois jihadistes arrêtés samedi à Sebta

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Un juge de l’Audience nationale, la plus haute juridiction espagnole, a décidé lundi la mise en détention de trois des 4 membres d’une cellule jihadiste arrêtés samedi dans le préside occupé de Sebta.

Après audition, le juge Pablo Ruz du tribunal madrilène chargé des affaires du terrorisme a ordonné la mise en prison de trois prévenus, âgés entre 20 et 29 ans, et la remise en liberté conditionnelle du quatrième qui souffre de problèmes « psychiques », ajoute la même source. Ce dernier doit toutefois comparaître chaque semaine devant le juge d’un tribunal le plus proche de son domicile et remettre son passeport pour ne pas quitter le territoire espagnol. Les mis en cause ont nié devant le magistrat être des membres de « l’Etat islamique », selon cette source.

Les prévenus ont été inculpés de délits d' »appartenance à une organisation terroriste et possession illicite d’armes », selon les sources judiciaires.

poiciaUn communiqué du ministère de l’intérieur avait indiqué samedi que les quatre personnes interpellées lors d’une opération antiterroriste par les agents de la police espagnole étaient « préparés et prêts à mener une attaque en Espagne ».

Des profils similaires aux frères Kouachi

Lors de deux perquisitions effectuées dans les domiciles des mis en cause, la police a saisi notamment un pistolet automatique de neuf millimètres, des tenues de combat, des plaques d’immatriculations de véhicules espagnols, des machettes de grandes dimensions, des armes blanches et des armes de poing courtes, des munitions de divers types, du matériel informatique, ainsi que d’autres documents en cours d’analyse par la police, a ajouté le ministère.

Les quatre prévenus, deux paires de frères « agissaient en suivant les instructions données par le leader de l’organisation terroriste Etat islamique, Abou Bakr Al Baghdadi », a révélé ce département qui souligne que les détenus ont un profil très proche à celui des frères Kouachi, auteurs des attentats terroristes commis le 7 janvier à Paris contre le journal « Charlie Hebdo ».

Selon des sources sécuritaires, l’enquête sur cette cellule avait démarré il y a deux semaines, lorsque l’un des détenus avait posté sur sa page Facebook une vidéo le montrant en train de dispenser une formation militaire et lançant des appels au « jihad »

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