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«Arabs got talent»: L’extraordinaire success story d’une bande d’ados de Gaza

palestiniens chorale

palestiniens choraleUne success story qui tient à la fois à leur talent en herbe et aux difficultés qu’ils ont rencontrées pour quitter la bande de Gaza afin de participer à l’émission.  Un groupe de cinq jeunes, âgés de 13 à 15 ans, a décroché, le 10 janvier, leur ticket pour la finale de l’émission Arabs Got Talent. Leur interprétation d’une chanson traditionnelle arabe a particulièrement ému le jury. En trois semaines, la vidéo de leur audition a déjà dépassé les 9 millions de vues sur YouTube.

Un Buzz d’or

Foulards noirs et blancs à damiers autour du cou, les quatre garçons et la jeune fille n’ont pas interprété la moitié de leur reprise du Libanais Wadih al-Safi que Nasser al-Qasabi, un comédien saoudien, presse le Buzz d’or, les envoyant directement en finale les 6 et 7 février prochains. Un honneur rare.

Les enfants forment depuis trois ans le groupe oriental Al Takht Al Sharqi (orchestre oriental) et étudient au Conservatoire national de Gaza. Dans le reportage qui précède leur prestation, ils disent qu’ils ont voulu montrer qu’à Gaza aussi, il «y a du talent», malgré les champs de ruines.

Un parcours du combattant pour arriver à Beyrouth

Du talent certes, mais aussi de la persévérance. Les candidats ont été refoulés trois fois à Rassa, à la frontière israélo-égyptienne en espérant rejoindre l’aéroport du Caire, pour se rendre à Beyrouth au Liban, lieu de l’enregistrement de l’émissiondiffusée sur la chaîne saoudite MBC.

Dans un reportage tourné par la BBC, ils racontent comment, au plus fort de la guerre entre Israël et Hamas cet été, l’un d’eux se faufilait dehors pour répéter, inlassablement, trois heures par jour, malgré les alertes des bombardements ou encore comment leurs instruments sont importés grâce au tunnel de contrebande ou pourquoi Reema, la jeune fille, refuse de porter le foulard.

Un symbole pour la jeunesse

Reema, Ahmad, Mahmoud, Ramzi et Seraj, nés à Gaza, issus de famille de différentes sensibilités religieuses, sont devenus un tel phénomène qu’en Jordanie, la jeunesse les brandit comme un symbole. Peu importe la finale, les cinq jeunes Palestiniens ont déjà gagné.

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