Santé

Santé: Plus de 76 % des Marocains ont recours aux soins curatifs

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hopitalLe taux des Marocains ayant recours aux soins curatifs s’élève à 76,1 %, indique l’enquête Panel de ménages, réalisée par l’Observatoire national du développement humain (ONDH) en 2012.

L’enquête, dont les premiers résultats de la Vague-1 ont été présentés, mercredi à Rabat, souligne que pour différentes raisons, environ une personne malade sur quatre n’a pas recours aux prestations médicales, en cas de maladie, ajoutant qu’en milieu rural, pratiquement une personne malade sur trois ne va pas se soigner et que c’est aussi le cas pour quatre personnes sur dix parmi les ménages défavorisés.

Pour ce qui est du personnel médical le plus consulté, il ressort des résultats de l’enquête que 93,4 % des personnes ayant consulté, ont sollicité les services d’un médecin généraliste (39,3 %) ou d’un médecin spécialiste (54,1 %). Ainsi, mises à part les personnes qui vont directement à la pharmacie, les autres choisissent le médecin. La différence réside plutôt dans le choix entre médecin privé et médecin du secteur public.

S’agissant des lieux de consultation, les cliniques et les cabinets privés sont fréquentés dans une proportion de 50 % au niveau national, alors que les dispensaires, les centres de santé et les hôpitaux publics se partagent 44,6 % des consultations effectuées.

Incapacité à supporter les coûts de la consultation

Le choix du lieu de consultation, explique l’enquête, est déterminé en partie par le niveau de vie des ménages des patients. Ainsi 54,5 % des personnes appartenant à la classe des ménages les moins favorisés fréquentent un dispensaire, un centre de santé ou un hôpital public. A l’inverse, ils consultent des services privés de santé (cabinets ou cliniques) dans une proportion égale à 37,5 %. Pour ce qui est des obstacles à l’accès aux soins de santé, l’enquête fait savoir que la cause la plus fréquente est l’incapacité à supporter les coûts de la consultation dans une proportion de 60,2 %.

L’autre indicateur, qui pourrait expliquer, en partie, la fréquence de non consultation, est la distance entre le logement du ménage et le lieu de la consultation, précise l’enquête, ajoutant que cette distance indiquerait aussi, d’une façon ou d’une autre, les coûts en temps et en argent que la consultation impliquerait. En milieu rural, seule une proportion de 10,1 % peut se rendre à pieds au lieu de la consultation, alors que 55,6 % de cette population doit le faire en prenant un grand taxi, générant des coûts supplémentaires, en plus de celui du traitement.

Sur un autre registre, l’enquête montre qu’au niveau national, seulement 23,3 % de personnes bénéficiaient en 2012 d’une couverture par une assurance maladie. En milieu urbain ce taux est chiffré à 33,4 %, tandis qu’il n’est que de 7,6 % en milieu rural.

49% sont assurés par la CNOPS

Pour les personnes ayant une assurance médicale, l’enquête fait ressortir que 49 % sont assurées par la Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale (CNOPS) et que 44,2 % le sont par la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).

L’enquête estime, toutefois, que la généralisation du Régime d’assistance médicale (RAMED), permettra sans doute d’améliorer significativement ce taux de couverture par l’assurance maladie. Les résultats de l’enquête panel de ménages pour les vagues suivantes permettront de suivre cet important indicateur. Ils permettront plus particulièrement d’apprécier l’amélioration de l’accès des personnes bénéficiant du RAMED aux soins de santé et de faire par conséquent, une évaluation d’impact du système mis en place.

L’enquête Panel de ménages a été menée par l’ONDH sur l’ensemble du territoire national, auprès d’un échantillon représentatif de 8.000 ménages et leurs membres.

Elle a pour objectifs de mesurer l’évolution des principales dimensions du développement humain, d’effectuer des analyses concernant les situations de développement humain et les facteurs déterminants et d’étudier la dynamique de la pauvreté au Maroc. Les premiers résultats concernent l’éducation, la santé, les conditions d’habitation et les dépenses des ménages.

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