Politique

Maroc : ouverture du procès de quatre Français pour « terrorisme »

specialforces_police

 specialforces_policeIls sont en détention à la prison de Salé où ils resteront jusqu’à la reprise des audiences prévue le 5 mars

Le procès de quatre Français, interpellés en novembre dernier au Maroc sur des accusations de « terrorisme », s’est ouvert jeudi devant la chambre criminelle de Salé, ville jumelle de Rabat, avant d’être ajourné au 5 mars.

Les accusés, dont les identités n’ont pas été révélées, sont actuellement en détention à la prison de Salé et leur demande de remise en liberté provisoire a été rejetée lors de cette première audience, selon l’agence officielle MAP.

Le report a été décidé afin de permettre à leur avocat « de prendre connaissance du dossier et de préparer sa défense », a-t-on précisé de même source.

Ces Français sont poursuivis pour « constitution d’une bande criminelle dans le but de préparer et de commettre des actes terroristes dans le cadre d’un projet collectif » et « non dénonciation d’un crime terroriste ».

D’après la MAP, leur incarcération remonte à novembre dernier, date à laquelle les autorités marocaines avaient fait état de l’arrestation de quatre « islamistes français » liés à des « organisations terroristes » à Marrakech  et Laâyoune.

Une de ces personnes « a attiré l’attention par ses agissements suspects à travers la collecte de renseignements opérationnels sur les lieux publics », tandis qu’une deuxième, qui « compte des passages suspects en Egypte et au Yémen », tenait un discours « extrémiste », avait alors noté le ministère de l’Intérieur.

Deux d’entre eux sont d’origine polonaise et rwandaise, d’après la même source.

La France et le Maroc comptent plus d’un millier de ressortissants chacun, dont des binationaux, dans les rangs d’organisations djihadistes comme le groupe Etat islamique (EI).

La coopération sécuritaire entre Paris et Rabat a été fortement entravée depuis un an en raison de la crise diplomatique entre les deux pays. Elle devait toutefois reprendre un cours normal ces derniers jours à la faveur du dénouement de cette crise, marquée par la signature d’un accord à Paris entre les ministres français et marocain de la Justice, Christiane Taubira et Mustafa Ramid.

avec AFP

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