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Latifa Ibn Ziaten rend hommage à SM le Roi pour son soutien

Latifa Ibn Ziaten

Latifa Ibn ZiatenLa franco-marocaine, Latifa Ibn Ziaten, a rendu un vibrant hommage à SM le Roi Mohammed VI pour le soutien et la Haute sollicitude dont le Souverain l’a entourée depuis la mort de son fils, le 11 mars 2012 à Toulouse, tombé sous les balles de Mohamed Merah.

« Je remercie SM le Roi Mohammed VI pour Son soutien, Sa Haute sollicitude et Son aide cruciale qui m’ont permis de me relever et de rester debout pour poursuivre mon combat à la mémoire de mon fils », a indiqué Mme Ibn Ziaten, lors de la présentation, samedi soir, de son livre « Mort pour la France, Mohamed Merah a tué mon fils » au pavillon du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME), au SIEL de Casablanca.

« Je remercie mon cher pays, le Maroc, qui ne m’a pas oubliée dans ces moments difficiles », a dit Mme Ibn Ziaten, larmes aux yeux devant une assistance assez nombreuse, qui s’est intéressée grandement à l’histoire de cette femme, affligée, dont le fils avait été abattu d’une balle dans la tête en 2012 à Toulouse par un fils de l’immigration, Mohamed Merah.

« J’ai quitté le Maroc à l’âge de 19 ans. Je me demandais si mon pays se rappellerait de moi après tant d’années, puisque la France m’a complètement oubliée au bout de quelques jours », a-t-elle dit.

Le livre de Mme Ibn Ziaten est dédié à la mémoire de son fils, Imad, sous-officier du 1er régiment du train parachutiste, mort « digne et debout », a-t-elle indiqué, affichant une volonté de fer pour rester comme lui debout malgré cette perte irréparable d’un « fils, d’un ami et d’un confident ».

Depuis la mort de Imad, elle n’a eu de cesse de se battre pour sensibiliser les jeunes issus de l’immigration aux dérives de l’extrémisme religieux, allant à la rencontre des jeunes dans les collèges et les lycées pour leur transmettre son message de paix et de tolérance.

En femme courageuse, elle s’est rendue à Toulouse où elle a rencontré des jeunes qui lui ont dit que Mohamed Merah était mort en « martyr de l’islam, un héros », une réponse qu’elle a complètement bouleversée. Cette réponse m’a tuée « une seconde fois », a-t-elle dit.

« Cela prouve que ces jeunes sont perdus, dépourvus de repères. Sans aucune culture, ni française, ni musulmane », a-t-elle noté, pointant du doigt l’absence de certains parents, « qui ne font rien pour aider leurs enfants », mais aussi l’absence de l’Etat français.

Ce constat fut le catalyseur d’une série de décisions, notamment la création de l’Association Imad Ibn Ziaten pour la jeunesse et la paix, qui s’est fixée pour mission d’aider ces jeunes pour s’en sortir et « éviter l’apparition d’autres Merah », qu’elle a d’ailleurs « pardonné de tout son cœur ».

A travers son ouvrage, elle interpelle la société et les politiques français et livre, par l’histoire de son installation en France et l’éducation donnée à son fils, la chronique de l’immigration et de l’intégration, avec toutes les questions et les problématiques que cela suppose, notamment comment faire de ses enfants des français à part entière sans rompre avec leurs origines et comment pratiquer sa religion sans atteinte aux fondements de l’Etat.

Latifa Ibn Ziaten a refusé de baisser les bras et a choisi de prendre sa revanche sur l’ignorance et l’obscurantisme de la plus noble des manières.

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