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Maroc: un mort dans des violences après un match du Raja

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decesrajaUn homme d’une cinquantaine d’années est décédé ce week-end à Khouribga, dans le centre du Maroc, après avoir été atteint par un fumigène en marge d’une rencontre de football entre le club local et le Raja Casablanca, ont rapporté lundi des médias locaux.

Alors que le championnat national est régulièrement le théâtre de faits de hooliganisme, «des affrontements ont éclaté samedi en centre-ville entre supporteurs» des deux clubs à l’issue du match, remporté 1-0 par le Raja, indiquent les quotidiens Al Massae et Libération.

«Ces échauffourées ont causé la mort, sur le coup, d’un citoyen (…) victime d’un fumigène lancé d’une estafette transportant des supporteurs rajaouis», ajoute Libération.

Selon le quotidien francophone, l’homme, originaire de la région d’Agadir (sud-ouest), se trouvait à Khouribga dans le cadre d’une visite familiale.

Un supporter interpellé

IL a été atteint tandis qu’il attendait un taxi en compagnie de son épouse et sa sœur, précise de son côté L’Opinion, selon qui le fumigène a explosé au niveau de sa gorge, «lacérant pharynx et veines jugulaires».

Le journal affirme que le «supporter» casablancais à l’origine du drame a «rapidement été interpellé» et qu’il est passible de un à cinq ans de prison.

«Les terrains de football sont devenus de véritables lieux de bataille où l’on s’en prend même aux forces de l’ordre», déplore-t-il néanmoins.

En 2013, des scènes de violences urbaines avaient éclaté après l’arrivée de supporteurs des FAR Rabat à Casablanca, en marge d’un match face au Raja. Plus de 200 personnes avaient été interpellées, et plus de 130 ont ensuite été condamnées.

Plus récemment, en octobre dernier, l’envahissement du terrain par des fans du même club des FAR avait tourné au pugilat. Au moins 20 personnes, dont des membres des forces de l’ordre, avaient été blessées et le club de Rabat avait été condamné à disputer quatre matches à huis clos.

Quelques mois plus tôt, au moins 25 personnes avaient été interpellées à Casablanca à la suite de l’agression de l’entraîneur et de joueurs du Wydad par plus de 200 hooligans, pour certains cagoulés et munis d’armes blanches, dont des sabres.

avec AFP

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